Un peu d'histoire

Le 6 juillet 1862, Napoléon III signe le décret impérial déclarant d’utilité publique l’acquisition par la ville de Pau de la résurgence de l’œil du Néez à Rébénacq pour alimenter en eau les Palois.

Jusqu’au XIXe siècle, la ville de Pau ne disposait d’aucune adduction en eau potable. Quelques puits privés et autres sources existaient, mais la majeure partie des besoins étaient satisfaits par des porteurs d’eau professionnels qui s’approvisionnaient tout simplement au Gave de Pau et au Néez. Ceux-ci vendaient d’ailleurs fort cher le précieux liquide (5 Francs Or le m3 en 1800), qu’ils transportaient dans des tonnes tirées par des attelages de bœufs ou de chevaux.

Les premières préoccupations d’hygiène publique ont conduit la ville de Pau à rechercher une eau de qualité pour préserver ses habitants des fièvres typhoïdes.

Le 6 juillet 1862, Napoléon III signe le décret impérial déclarant d’utilité publique l’acquisition par la ville de Pau de la résurgence de l’œil du Néez à Rébénacq pour alimenter en eau les Palois. Le service municipal des eaux prenait naissance.

Cette résurgence, issue à la fois des infiltrations du Gave d’Ossau et des systèmes aquifères, traverse un sol majoritairement karstique. Au XIXe siècle, le site de l’œil du Néez comprend une simple digue créant un plan d’eau d’où part un aqueduc en maçonnerie. Ce canal serpente à flanc de coteaux sur 24 km, pour que l’eau s’écoule par la gravité de Rébénacq jusqu’aux coteaux de Guindalos (65 mètres de dénivelé). Aujourd’hui, le site est aménagé et protégé. Bien qu’issue des ressources pyrénéennes, cette eau doit être traitée afin de prévenir des épidémies et de répondre aux exigences sanitaires.

Ainsi en 1910, après une longue étude des procédés employés à l’époque, celui de la filtration sur sable immergé (procédé Puech Chabal) fut adopté et une installation filtrante fut réalisée sur les coteaux de Guindalos sur la commune de Jurançon.

Ce traitement, couplé à une désinfection, permet de garantir une eau potable de qualité.

Au cours des années, le service s’adapte aux innovations techniques et aux évolutions démographiques en renouvelant et en étendant ses équipements :

  • Dans les années 50, le canal en maçonnerie reliant Rébénacq à Guindalos est remplacé par une canalisation en fonte de 600 mm de diamètre,
  • Dans les années 70, la capacité de production de l’usine de Guindalos est doublée par la création d’une seconde unité de production, plus haute que l’existante, afin de pouvoir alimenter par la  les nouvelles extensions des quartiers du nord de Pau,
  • Dans les années 80, la ville devient propriétaire d’un puits drainant à Uzos, pompant de l’eau sur la nappe alluviale du Gave de Pau.

 

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