Le grand développement de la cité (le second XIXème siècle)

Crédits : Archives communautaires Pau-Pyrénées

C'est dans la deuxième moitié du XIXème que la ville de Pau confirme sa vocation de station européenne de séjour hivernal. L’ordre urbain de la « ville d’hiver » est dicté par les théories à la mode d’hygiénisme urbain et d’aérisme, changeant profondément et durablement sa physionomie.

Pour offrir des distractions toujours plus nombreuses aux hivernants, la Ville se dote de prestigieux espaces de loisirs : à l’emplacement de l’église Saint-Louis, toujours inachevée après 150 ans d’atermoiements, est finalement édifié en 1860 un théâtre digne du public mondain qui fréquente désormais la ville. Les parcs et jardins du Château et la place Royale font aussi l’objet d’une attention spéciale, premiers lieux fréquentés par les visiteurs étrangers, tous deux largement ouverts vers les Pyrénées. Pau devient une station hivernale prisée et cosmopolite et cette période est sûrement celle qui va façonner le plus durablement la ville dans ce qu’elle est de nos jours.

La ville poursuit donc son développement en tenant compte des besoins et des souhaits de ses résidents. De nouveaux quartiers se créent, tandis que les anciens, soumis à de nouvelles règles d’hygiène et d’urbanisme, subissent d'importantes transformations (1850-1880). A partir de 1850, l’équipement de la ville prend un nouveau rythme et les premières mesures d'assainissement s’imposent. Par exemple, jusqu'au XIXème siècle, la Ville de Pau ne dispose d'aucune adduction en eau potable. Malgré la multiplication des fontaines décidée dès 1835 et l'existence de quelques puits privés et autres sources, la majeure partie des besoins est satisfaite par des porteurs d'eau professionnels qui s'approvisionnent au Gave de Pau et au Néez. Le 6 juillet 1862, Napoléon III signe le décret impérial déclarant d'utilité publique l'acquisition par la Ville de Pau de la résurgence de l'œil du Néez à Rébénacq pour alimenter en eau les Palois. Le service municipal des eaux était né. L’eau captée en amont de la ville est amenée en 1866 et peu à peu distribuée dans tous les quartiers. Un réseau d’égouts est établi à partir de 1875 et le Hédas est recouvert pour servir de collecteur. Les Palois encore à ce jour boivent une eau qui vient des Pyrénées...

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