La reine des Sports

Crédits : Archives communautaires Pau-Pyrénées

La vogue des hivernants importe en Béarn de nouveaux loisirs, caractéristiques de la mondanité. Cette époque est marquée par les métamorphoses d'un certain art de vivre...

Voir l'image en grand Crédits : Archives communautaires Pau-PyrénéesHistoriquement, le sport s’est développé à Pau dès la fin du XIXème siècle, imprimant dans les habitudes et les esprits une certaine tradition, sinon une culture sportive. Le golf, le rugby, avec la Section Paloise, ou la prégnance de l’équitation en sont les descendants directs.

Pau, capitale du cheval

Crédits : Archives communautaires Pau-Pyrénées Le Pau HuntDe tout temps, le Béarn a été une importante région d’élevage de chevaux. Dès le début du XIXème siècle, Pau est surnommée la « capitale du cheval ». A cette époque, Napoléon Ier, en visite à Pau en juillet 1808, créé le Haras national à Gelos et introduit les premiers étalons arabes. L’hippodrome du Pont-Long, très apprécié des connaisseurs, est le deuxième de France après Auteuil pour le meeting d’hiver. En 1845 naît la Société d’encouragement des chevaux de course et le premier hippodrome de Pau. En 1847, c’est l’équipage de chasse au renard, le Pau-Hunt qui voit le jour.

La Ville du Sport

Crédits : DG Le club House du Pau Golf Club.

En 1856, trois Ecossais, membres du Golf club de Saint-Andrew’s créent le Pau Golf club, le premier golf du continent.

Courts de tennis, de Jeu de Paume, de Polo, pistes de skating et même une piscine dans le Gave apparaissent progressivement : tout est réuni pour que James Gordon-Bennett, propriétaire fondateur du New-York Herald Tribune, décrive Pau comme « The hub of the Sporting world ». Pau devient « la reine des Sports ». Le rugby écrit aussi des belles pages d’histoire sportive et le stade de la Croix du Prince, lié aux heures célèbres de la Section Paloise, témoigne de la gloire du club. Si la pratique sportive a muté du « desport » de la période de villégiature au sport d’aujourd’hui, cet héritage est étonnamment vivace.

Les plus légers que l’air : le temps des pionniers de l’aviation

Crédits : Archives communautaires Pau-Pyrénées La première école d'aviation de l'histoire est née à Pau.

Les frères Wright ouvrent le 17 janvier 1909 la première école d’aviation structurée, après son embryon au Mans, sur les terrains de la lande du Pont-Long au Nord de Pau et par la même, un pan majeur de l’histoire locale. Au mois de novembre la même année, Louis Blériot, récent vainqueur de la coupe du Daily Telegraph pour sa traversée de la Manche, profite de ce succès pour créer lui aussi sa propre école. Dès lors, le ciel de Pau attire de nombreux constructeurs d’aéroplanes et le Béarn devient un centre d’aviation renommé. L’Amicale de la Chapelle Guynemer et son Mémorial de l’aviation, ainsi que l’association « Pau Wright Aviation » ont permis à cette histoire de devenir patrimoine en favorisant la diffusion de la connaissance de cette épopée du début du siècle.

Le développement d’une aviation militaire à partir de 1912 est marqué à Pau par la création d’une école qui sera la plus active pendant la durée de la Grande Guerre. Après la guerre, la 36ème escadre de reconnaissance s’installe au Pont-Long, et y stationnera jusqu’en 1940. L’actuel Musée des Parachutistes participe à la transmission de cette mémoire.

Le grand prix automobile : une tradition séculaire

Crédits : Archives communautaires Pau-Pyrénées Affiche du Grand prix 1950.

Le Grand Prix de Pau est né au début du XXème siècle et fait partie intégrante de l’histoire des plus grandes heures du sport automobile. En 1900, le tout jeune Automobile Club du Béarn organise un meeting d’une semaine dont le point d’orgue est le circuit du Sud-Ouest, parcours de 340 km : le premier Grand Prix Automobile de l’histoire voyait le jour. C’est en 1933 que le circuit s’installe définitivement dans la cité. Au début du XXIème siècle est créé le Grand Prix Historique. Sur l’un des derniers tracés urbains encore en activité, une centaine de voitures anciennes viennent s’affronter sur un parcours sélectif. Des Bugattis d’avant-guerre aux Formules 3, ces bolides de légende contribuent à attirer un public nombreux d’amateurs et de néophytes, contribuant au succès de cette manifestation.

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