L’explosion urbaine après 1945

Crédits : Archives communautaires Pau-Pyrénées

La Seconde Guerre Mondiale sonne ici comme ailleurs un temps d’arrêt de toute construction ou création urbaine.

Après la période de flottement qui caractérise l’immédiat après-guerre, Pau va connaître un nouveau revirement inattendu de son histoire : la découverte du gisement de pétrole et de gaz à Lacq à la fin des années 1940 projette la cité dans l’ère de la modernité.

La période qui suit le second conflit mondial – qui n’eut pas à Pau de répercussion notable tant la ville se trouvait à l’écart des grandes zones stratégiques – fut pour la ville celle de sa plus formidable croissance économique et démographique. La présence dans les alentours d’entreprises repliées pendant la guerre (Turboméca à Bordes), puis la découverte en 1951 du gisement de gaz naturel de Lacq, l’installation à Pau de la Société nationale des pétroles d’Aquitaine, aujourd'hui Total, et enfin l’arrivée en masse des rapatriés d’Algérie, furent autant de facteurs déclencheurs de l’explosion de la ville qui franchit très rapidement ses anciennes limites.

  • Les opérations Castors

    La question du logement trouva d’abord une solution grâce à l’initiative privée. Au début des années 1950, Pau compte deux chantiers Castors d’envergure qui se lancent de façon quasi-simultanée. Autoconstructeurs ou coopérateurs, leurs actions, issues d’initiatives privées, s’inscrivent dans le cadre de la législation sociale.

  • La construction des grands ensembles

    Si en 1947 la ville se dote d’un réel plan global d’aménagement, les constructions neuves se font attendre. Il faut attendre les années 1960 pour voir la ville s'urbaniser et se moderniser.

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