Les principaux parcs et jardins

Crédits : Matthieu Burgard

Véritable ville-jardin, Pau est ponctuée de nombreux espaces verts (750 hectares) et de jardins privés, héritage des jardins royaux, des jardins des villas du XIXème siècle aux essences exotiques et des « cités-jardins » du XXème siècle. Voici quelques jardins immanquables !

Plus que dans leur spécificité propre, le caractère exceptionnel des parcs et des jardins réside à Pau dans leur utilisation pour tisser la ville elle-même autour d’une incomparable diversité de motifs urbains et paysagers, tournés vers les horizons pyrénéens.

Les créations et restaurations de ces dernières années, et celles en cours, ont en commun leur souci d’authenticité, leur souhait de porter témoignage de leur époque, à travers l’art des jardins et leur parfaite intégration à la trame urbaine de Pau (relations ville-haute, ville-basse, continuité des cheminements existants…).

Ainsi, Pau peut-elle se prévaloir de posséder, tout le long du boulevard des Pyrénées, une composition authentique et unique de motifs ayant émaillé l’histoire des parcs et jardins en Occident, du Moyen-Age au XXème siècle.

    • le jardin de couvent apparu au Moyen-Age (Les Réparatrices),

    • les jardins Renaissance (Château),

    • les plantations d’alignement du XVIIIème siècle (l’avenue Jean-Biray, le canal des Sentiers du Roy),

    • le parc « à l’anglaise » (Beaumont XIXème siècle),

    • le jardin du XXème siècle (Hôtel du Département).

La majeure partie de ces espaces verts sont aujourd'hui partie intégrante du patrimoine palois. A eux seuls, ils représentent 40 % des espaces protégés de l'Aire de mise en Valeur de l'Architecture et du Patrimoine (AVAP)

Le Parc Beaumont

Ce jardin a été aménagé sur la propriété de la comtesse Anna de Noailles en 1878, dont le précédent propriétaire était le comte de Beaumont. Le parc n'occupait qu'une seule partie de la superficie actuelle. En 1898, les vergers et potagers tout autour sont intégrés au domaine. L'architecte paysagiste Henri Martinet, redessine alors le parc dans un style anglais autour du Palais d'hiver (aujourd'hui le Palais Beaumont) avec ses allées qui convergent vers le kiosque, l'étang, le jardin pyrénéen, le ruisseau et ses chambres vertes tout autour.  La suppression du trafic automobile sur l’allée Anna de Noailles en 1999, à l’occasion de la rénovation du Palais Beaumont, a été un acte majeur qui a permis de rétablir partiellement l’entité du parc. En 2003, le parc est étendu devant l'hôtel inauguré en août 2004.  Il compte bon nombre de statues.

Aujourd'hui, le parc Beaumont est l'un des lieux préférés des Palois.  Les beaux jours, le parc s'anime au rythme des tam-tams et des guitares. Petit train, glacier, terrains de jeux, c'est le royaume des enfants. On croise aussi des jongleurs, des équilibristes, des familles venues pique-niquer, des peintres, des joueurs de pétanque... En été, plusieurs milliers de personnes se rassemblent pour les concerts de l'Eté à Pau, au  théâtre de verdure aménagé en 1933.

Plantes à admirer : le parc est remarquable par la diversité et le grand développement des arbres. Tous les grands représentatnts de l'exotisme végétal introduit au XIXème siècle sont là : séquoias, cèdres de l'Himalaya, arbres de Judée, cyprès chauve, catalpa, paulownia, araucarias, magnolias. Sans oublier la flore pyrénéenne et des curiosités plus récentes comme le sophora tortueux ou le cèdre pleureur...

Le parc Lawrance

Crédits : © ville de pau

Le parc Lawrance tire son nom de la villa, construite en 1855 et qui se trouve à son extrêmité Nord. La ville rachète la propriété en 1940 et l'Institut d'Etudes Juridiques s'y installe en 1947.  Témoin de l'époque de la villégiature, la villa abrite aujourd'hui le Cercle Anglais et ses collections, ainsi que le musée de la Résistance et de la Déportation.

Plantes à admirer : les grands cèdres de l'Atlas et du Liban qui font partie des arbres remarquables de la ville.

Le domaine national du château

Au Moyen-Age, les jardins sont aménagés au pied du château et sur le promontoire effilé, qui domine le Gave, au-delà du Hédas : le parc et la basse plante actuels, ainsi qu'un verger et des vignes au Nord du château. A la Renaissance, les jardins sont réaménagés avec la préoccupation de s'ouvrir vers le Sud, le soleil et la vue. Les allées sont aménagées avec des "fenêtres" abritées pour découvrir le paysage, les autres pièces des jardins sont agrandies et enrichies de bassins et de canaux. Au XVIème siècle, Henri IV et Catherine de Navarre importent d'Espagne des citronniers, des grenadiers, des orangers et des myrtes. A cette époque, les jardins du château de Pau étaient, disait-on, les plus beaux d'Europe.

Abandonnés progressivement au cours de l'histoire, il ne reste aujourd'hui que le petit jardin au Sud, à l'Ouest la basse plante et le "petit parc"... qui relie tout de même le centre-ville de Pau au Golf de Billère. En 2013, d'importants travaux de réhabilitation sont en cours.

Plantes à admirer : les plantes médicinales, aromatiques, légumes, fleurs et vigne du jardin Renaissance.

La Palmeraie - les Jardins de Joantho

Cette palmeraie est la première vue de Pau qui s'offre au visiteur en sortant de la gare. Un décor exotique qui rappelle que la ville jouit d'un climat exceptionnel. Ce jardin suspendu, en contre-bas du boulevard des Pyrénées, tient son nom de M. Joantho, le conseiller municipal qui en a dessiné les plans au début du XXème siècle. C'est une formidable tribune verte pour admirer les courses des grands prix automobiles au mois de mai.

Dans le prolongement des Jardins de Joantho, au-delà du Pavillon des Arts, les "Sentiers du Roy" remontent vers le boulevard des Pyrénées ou mènent des jardins de l'Hôtel du département, au Hédas et au parc du château.

De l'autre côté, au bord de l'avenue Napoléon Bonaparte, on peut admirer un ensemble de plantes d'Amérique du Sud : agaves, yuccas, opuntias, ferrocactus...

Plantes à admirer : palmiers, bananiers, mimosas, orme de Sibérie, zelkova carpinifolia.

Les jardins de l'hôtel du département

Ce jardin contemporain est composé de pierres et d'eau, qui viennent sublimer les massifs végétaux. Bassins et canaux rectilignes se succèdent et se déversent les uns dans les autres jusqu'au canal Heïd. Tout comme l'Hôtel Gassion, situé juste au-dessus du jardin, ce décor naturel se reflète dans les façades vitrées de l'Hôtel du département, dont l'architecture moderne est l'oeuvre du cabinet d'architecture Dubois.

Plantes à admirer : rhododendrons, azalées, camélias, hortansias, graminées, phlox...

Le square Besson

A deux pas du Conservatoire de musique et de danse et du futur complexe aquatique, le square Besson est comme une cathédrale à ciel ouvert, dont les pilliers sont des séquoias sempervirens deux fois centenaires.

Plantes à admirer : séquoias sempervirens

Le jardin de Kofu

Ce petit jardin japonais est situé entre le square Besson et la villa Nitot. Il a été inauguré le 27 septembre 2005 par l'ancien maire, André Labarrère, et son homologue de Kofu, Masanobu Miyajima. Ses plans, fournis par les jardiniers de Kofu, respectent les principes de l'art des jardins nippons. Cependant, ce petit havre de zenitude, où coule un torrent, n'a ouvert ses portes au public qu'en 2012, après avoir été restauré. Le jardin de Kofu est particulièrement intéressant à voir évoluer au fil des saisons : les camélias en fleurs au sortir de l'hiver, puis les cerisier au printemps, les azalées embrasant les parterres et les érables du Japon brillant de mille feux de l'été à la fin de l'automne...

Plantes à admirer : hêtres, cyprès, épicéas taillés en bonsaï, érables et cerisiers du japon, azalées, camélias, séquoias sempervirens.

Sans oublier...

Le parc de l'Université, la promenade de la place de Verdun, la plaine des jeux de Saragosse, la coulée verte, le parc du Hameau, les Allées de Morlàas, le jardin de la Villa Ridgeway, le square Saint-Martin, le parc en Ciel, les Rives du Gave...

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