Crédits : Luce Moreau

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Luce Moreau, le rayon de soleil d'Accès(s)

Culture | Mardi 29 octobre 2013

Évènement passé

Le festival accès(s) 2013 fait la part belle à la jeune artiste marseillaise Luce Moreau. Elle explore notamment les limites de la photographie numérique.

  1. Que symbolise le soleil pour vous ?
    Voir l'image en grand Crédits : Luce MoreauLe soleil est notre source de lumière de base, naturelle, régulière. Les bases conceptuelles de mon travail sont presqu’à l'opposé du symbole, mais il y parvient finalement, je ne peux le nier et je l’apprécie à une étape ultérieure de mes réalisations. Je préfère partir d'un protocole, d'une démarche plus technique et structurée sans pour autant pouvoir la qualifier de scientifique. J'aime ensuite en observer les résultats et l'imagerie, qui apportent souvent une part surprenante de romantisme. J’ai par exemple travaillé dernièrement avec des caméras obsolètes pour m'infiltrer dans leurs failles techniques, en altérer le capteur par des conditions extrêmes naturelles (rayons du soleil immobilisé).

  2. Il est vrai que le numérique ne laisse pas la même place au hasard que sur une pellicule...
    Voir l'image en grandPasser au numérique c'est un peu la désillusion de ne pas pouvoir, pour le moment, aller toujours plus loin dans la matière de l’image telle qu’on la concevait il n’y a pas si longtemps. Comme j'ai orienté mes études aux beaux-arts vers la photo, je réfléchissais de façon quasi universitaire à ce qu'elle impliquait : temps, pose, instant... Aujourd’hui ces bases de recherches aboutissent plus librement vers un travail effectué directement sur l'instrument, par exemple dans « Pulsar » et « Holes » [NDLR œuvres visibles lors du festival accès(s)]. Et c’est vrai qu'il y a une tournure presque biologique notamment dans l'analogie de la défaillance oeil/caméra, ou dans le mouvement « contre-terrestre » de notre vision du monde avec la vidéo « Volta ».

  3. Qu'est ce qui vous a inspiré l'œuvre monumentale « constance » ?
    Voir l'image en grand Crédits : Luce Moreau Constance (Guindalos, 2013).Mon idée est d'appliquer un repère tridimensionnel XYZ, comme on en utilise en création 3D, à des paysages proches et intimes : les Horizons Palois. Un boîtier astronomique maintient trois axes lasers fixes dans le cosmos, mais on aura l'impression que ces derniers tournent en raison de la rotation de la Terre. C'est comme si nous observions le ciel en apesanteur, libérés de la force d'attraction et de notre condition terrestre. Toute la nuance de l'installation réside dans le fait qu'elle imposera, pour pouvoir la considérer, des paliers de perception . Des expéditions nocturnes vers les coteaux seront organisées avec le public, qui devra entrer dans le paysage pour voir peu à peu apparaître « Constance ».

Plus d'informations sur le festival Accès(s) 2013

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