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Quand le classique rencontre les platines

Culture | Mardi 10 décembre 2013

L'Orchestre de Pau Pays de Béarn est toujours là où on ne l'attend pas. Fayçal Karoui et ses musiciens nous surprennent une nouvelle fois à travers une collaboration originale avec le DJ et producteur Djoe The Architect. Rencontre.

 

1) Votre musique mêle hip-hop et sonorités hispaniques, pouvez-vous nous parler de votre démarche artistique d'y rajouter du classique?
Quand j’ai rencontré l’Orchestre de Pau Pay de Béarn, l’ouverture d’esprit de Fayçal Karoui ainsi que de toute son équipe m’a vraiment marqué. Je pense que c’est une des clefs qui a fait que ce projet se développe et voit le jour. Au niveau artistique, je n’ai jamais eu de doute que la rencontre de ces deux mondes puisse fonctionner, le plus dur est de trouver un orchestre qui n’a pas peur d’innover, et je pense que l’OPPB a fait ses preuves sur ce front là !

2 ) Ecoutez-vous de la musique classique?
Depuis la rencontre avec l’orchestre et surtout depuis avoir travaillé avec eux, j’écoute de plus en plus de musique classique. J’apprécie particulièrement de voir jouer un orchestre en direct, ce qui donne vraiment toute la dimension et la puissance à ce style de musique. En réalité la grosse majorité de la population écoute de la musique classique, même sans le savoir, à travers le cinéma et les BO de films par exemple.

3) Comment avez-vous rencontré ou pourquoi avoir choisi l'OPPB?
J’ai rencontré l’OPPB en 2007 lors du concert “Orchestral Urbain”, je jouais ce soir là avec le groupe “L’Akad”, composé de 2 rappeurs et moi même. On avait fait une collaboration avec 3 musiciens de l’orchestre, une superbe expérience à l’époque.

4) Où s'est passé l'enregistrement et comment était l'ambiance?
Voir l'image en grand Crédits : © COLAS DECLERC - www.colasdeclercq.com L’enregistrement du titre « Mr. Jenkins » c’est déroulé au Palais Beaumont, ce qui a permit d’avoir un son très sympa. Niveau ambiance je pense qu’il y a toujours un minimum de pression quand on enregistre un orchestre. On n’a pas le droit à l’erreur car ce n’est jamais évident, voir impossible, de faire revenir tout un orchestre pour le refaire! Mais avec le professionnalisme de l’équipe, tout c’est déroulé comme prévu malgré un emploi du temps serré.

5) Qui a arrangé la partie de l'orchestre symphonique?
Toute l’Orchestration a été faite par Nathalie Biarnés, qui travail régulièrement avec l’orchestre.

6) Aviez-vous une idée bien définie de la musique ou est-ce que l'œuvre a évolué suite à des échanges avec l'orchestre?
Dans la collaboration initiale j’avais préparé 4 titres spécifiquement pour jouer avec l’orchestre, avec un son adapté au projet, donc on avait plus ou moins une idée de comment sortiraient les pistes. Pour « Mr Jenkins » cependant, c’était une piste à moi qui existait déjà, et Nathalie avait écrit quelque chose qui cadrait bien dessus donc on a testé et ça a porté ces fruits. Il y a toujours un petit moment de surprise quand on écoute l’orchestre les jouer pour la première fois tout de même!

7) Le titre s'appelle Mr Jenkins… de qui s'agit-il?
Mr. Jenkins est un personnage imaginaire, qui est représenté dans la piste par une voix américaine des années 50. Il donne des conseils pour organiser une fête, dans un style très éducatif et scolaire ce qui sonne bien évidemment comique aujourd’hui.

8) Pourriez-vous nous décrire musicalement ce morceau?
Il y a beaucoup d’influences différentes sur cette piste, en passant par le Hip Hop, le flamenco, le classique, la musique orientale… Le meilleur moyen de s’en faire une idée est de faire un petit tour sur mon site et voir la vidéo. La musique est en téléchargement libre en plus, donc aucune excuse !

9) Parlez-nous aussi du concept de l'album "The Great Illusion" : pourquoi ce titre et pourquoi diffusé la sortie des titres en 12 mois?
Voir l'image en grand Crédits : © Djoe the ArchitectLe titre « The Great Illusion » représente beaucoup de choses pour moi. Une de mes interprétations fait référence à comment nous attribuons une valeur aux choses, surtout dans le monde de l’art. Si une peinture est signée par un grand artiste par exemple, sa valeur explose. La même œuvre avec un auteur inconnu ne vaut rien. Une importance gigantesque est attaché à quelque chose qui, une fois analysé de forme pragmatique, n’a aucun sens. Et de même avec la musique. La société humaine comporte beaucoup de choses irrationnelles, ce qui fait à la fois son charme et sa folie.  
Quand au fait de sortir les titres sur le cours de 12 mois, c’est une adaptation à l’industrie du disque.

10) A quand un concert à Pau ?
Mon nouveau spectacle pour « The Great Illusion » est quasiment prêt, donc j’espère que j’aurais l’occasion de le présenter sur Pau quand les beaux jours reviennent !


La musique de Djoe the Architect est en téléchargement libre sur www.djoeonline.com

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