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Les Resonance(s) d'Espaces Pluriels

Espaces Pluriels | Jeudi 27 février 2014

Évènement passé

Carole Rambaud, directrice d'Espaces pluriels nous parle de « résonance(s) » nouveau temps fort danse à Pau, du 15 au 28 mars.

Voir l'image en grand1) Faisant suite à « Danse au printemps », quel est le concept de « résonance(s) »?

Nous souhaitions conserver un temps fort en danse au printemps. Ce qui change c'est de convier plutôt le public autour d'une question précise de l'actualité chorégraphique

2) Quelle est la question de cette première édition ?

Voir l'image en grand Crédits : Caroline Ablain PoetryRésonance(s) 2014 s'intéressera à la relation entre la danse et la musique à travers cinq œuvres, des rencontres, des lectures... La danse et la musique ont une longue histoire de fusion, voire de prédominance de la première sur la seconde. Cette interdépendance est rompue dans les années 50 par des artistes comme Merce Cunningham ou John Cage, qui ont dissocié la dramaturgie chorégraphique du sens musical.

3) Pourquoi ressurgit-elle dans l'actualité chorégraphique ?

Les artistes d'aujourd'hui cherchent de nouveaux territoires de rencontre égalitaire entre la danse et la musique. Il ne s'agit plus d'instaurer un rapport de friction ou de prévalence de la danse sur la musique, mais plutôt la cohabitation, le dialogue et l'amplification de l'une par l'autre. Chacun des spectacles présentés abordera divers aspects de la question en proposant des résolutions très différentes.

4) Pouvez-vous illustrer votre propos en nous parlant des spectacles de résonance(s) ?

Par exemple Poetry de Maud Pladec constitue une expérience physique des effets de la musique sur le corps. L'écoute très fine va mener jusqu'à un état de transe. Dans Accords de Thomas Hauert, l'écriture du mouvement repose sur une technique singulière d'écoute entre les danseurs. Cette écoute est aussi primordiale dans Air de Vincent Dupont, où les corps des danseurs saisissent les impulsions produites par le son des voix des chanteurs. Marlene Monteiro Freitas puise la vitalité de Guintche, dans un engagement corporel total aux côtés de la rythmique d'une batterie pendant l'ensemble de la pièce.

Sacre #2Voir l'image en grand Crédits : Martin Argyrolo5) Après Akram Khan en décembre, il y aura aussi une nouvelle interprétation du « Sacre du printemps » vu par Dominique Brun cette fois. Que représente cette œuvre pour vous ?

Le Sacre du printemps d'Igor Stravinsky a été joué pour la première fois voilà 100 ans au théâtre des Champ-Elysées, le 29 mai 1913. Cette œuvre marquait déjà à l'époque une rupture en réinterrogeant la danse traditionnelle russe. L'écoute, la mise en valeur de la rythmique (surtout par la frappe au sol) en étaient les éléments majeurs. Si la partition est restée, il ne reste néanmoins pas de trace de la chorégraphie originelle. Dès lors, de nombreux chorégraphes ont proposé leur version réinventée du « sacre », plus de 200. Mais celle de Dominique Brun fait actualité car elle a choisi d'en faire une reconstitution très personnelle à partir d'archives et avec l’aide de l’historienne Sophie Jacotot. Elle y puise une étonnante vitalité créatrice, entre version et reconstitution.


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