Crédits : S. Laillet

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Discours d'inauguration de F. Bayrou

Mairie | Jeudi 11 septembre 2014

L'inauguration de la Foire exposition de Pau rassemble de nombreuses personnalités locales et marque la rentrée économique du Béarn. Voici le discours prononcé par François Bayrou, Maire de Pau, le samedi 6 septembre.

 

Monsieur le Préfet,

Vous me permettrez de saluer mes collègues, maires, et d'abord les maires de l'agglomération, les autres maires du département présents dans la salle, les membres du conseil municipal de Pau, les adjoints autour de moi et les conseillers municipaux. Je salue les parlementaires, Madame et Messieurs les Sénateurs, les Députés, les Conseillers régionaux et généraux. Je salue bien sûr Monsieur le Président de la foire et tous ceux qui, autour de vous, ont préparé cet événement et qui animent et organisent ces journées qui ont une dimension pour notre ville, notre agglo, notre région, et qui marquent le moment de la rentrée.

On avait l'habitude que ce fut le vendredi. Maintenant, c'est le samedi. Il peut y avoir sur ce sujet des opinions diverses. Vous verrez ce qui est le mieux. Mais en tout cas, c'est évidemment un évènement très important. Il suffit de voir la qualité remarquable du public qui, chaque année, nous accompagne et la fréquentation en fait un évènement phare.

A l'occasion de cette inauguration, beaucoup de souvenirs me reviennent naturellement. Je ne pense pas en avoir manqué souvent. J'ai un souvenir très précis, Monsieur le Préfet, très chaleureux, de l'inauguration de 1993. J'étais un tout jeune et un peu naïf ministre. Ça m'a passé. La jeunesse, je veux dire. La naïveté, ça se discute. J'étais un tout jeune et un peu naïf ministre de l'Éducation nationale. Il y avait une importante manifestation qui était, comme beaucoup s'en souviendront, liée au devenir d'Elf Aquitaine dont on soupçonnait que le gouvernement de l'époque voulut la privatiser et finalement ce n'est pas ce gouvernement-là, mais le suivant qui l'a fait sous la responsabilité de Lionel Jospin en particulier. C’est dire s’il y a des allers-retours dans la vie politique. Et donc évidemment c'était un peu chaud et j'ai eu la bêtise, ou la naïveté, ou la générosité, je ne sais pas ce qu'il faut dire, un peu des trois, de m'avancer vers les manifestants en pensant que, puisque j'étais du pays et bien, naturellement, il n'y aurait aucun incident ; mais il y a eu des poussées, les barrières ont cédé. Je me suis retrouvé sous les pieds des manifestants. Il existe l'image de cet incident, des photographies nombreuses, des films de télévision où il faut bien le dire, je ne suis pas à mon avantage ; et le préfet d'alors venait d'arriver 8 jours avant. Il y a donc eu un peu de friture sur la ligne, des craintes dans les relations entre le ministère de l'Intérieur et le ministère de l'Éducation nationale. Puis finalement, tout s'est arrangé et Jean-François Denis a été un très compétent préfet des Pyrénées-Atlantiques. A la faveur de ce souvenir, c'est l'occasion de le rappeler.

J'appartiens donc à la cohorte assez étroite de ceux qui ont eu deux fois l'occasion d'inaugurer la foire. Peut-être, y en aura-t-il une troisième ? Nous verrons cela à la fin de cette intervention.

La Foire, un événement phare

Voir l'image en grand Crédits : C. Letuppe A. Arribes, Maire de Bizanos, F. Bayrou, Maire de Pau, J-Y Lalanne, Maire de Billère, L. Despaux, Adjointe au maire de Pau sur le stand de la ville de PauJe vais dire pourquoi la foire est pour nous très importante. Bien sûr, cet évènement est un peu « people », un peu politique, un peu mondain. L'an dernier, il y avait, en effet, plus de frissons qu'il n'y en a cette année. Mais on se retrouve tous là, où à peu près, et c'est très précieux.

C'est un évènement de la vie locale, des forces vives, comme on dit, qu'elles soient économiques, politiques, culturelles qui ont l'occasion de se rencontrer là et ça marque l'ouverture de l'année.

Mais il y a une raison beaucoup plus profonde : c'est qu'une région comme la nôtre a besoin d'un lieu de rencontre où peut se manifester la vitalité économique, innovatrice. Je remercie Laurence Despaux d'avoir regroupé sur le stand de la ville et de l'agglomération consacré au numérique tous les acteurs de l'innovation, que ce soient des entreprises, que ce soient des associations ou encore les pouvoirs publics. Et donc, c'est un lieu de rencontres, de concentration de toutes ces activités et c'est et ce doit être aussi la vitrine d'une région.

Le Pays de Béarn

Je vais m'arrêter une seconde à cette idée de l'entité que nous formons et dont je souhaite qu'elle se construise en tant que Pays de Béarn. Et je vais dire, en deux mots, pourquoi nous avons eu une première rencontre sur ce projet.

Mais je vais vous dire à quel point, pour moi, ce projet, cette volonté de constituer et de construire le Pays de Béarn est essentiel. Il y a deux raisons majeures. La première de ces raisons, c'est que nous avons un déséquilibre d'image entre les deux identités, les deux entités qui forment notre département. Il n'y a pas de honte à reconnaitre; Jean-Jacques Lasserre est là, sénateur de tout le département et acteur éminent de ce qu'il s'est passé au Pays basque; il n'y a pas de honte à reconnaitre que le Pays basque a fait un remarquable travail qui n'est pas achevé, qui est loin d'être achevé, dont on ne connait pas exactement le visage, mais, en tout cas, un remarquable travail d'image. Il y avait une identité. Cette identité n'était pas, il y a 20 ans ou 30 ans, affirmée, révélée comme elle l'est aujourd'hui. Je rappellerai que nous sommes très peu, mais quelques-uns ici, à avoir été les amis, peut-être même les disciples, du reconstructeur de la culture basque qu'a été Michel Labéguerie, sénateur-maire de Cambo, qui pour quelques-uns d'entre nous a été un ami fraternel. Il a été le « recréateur » de la chanson basque et cette identité, qui était un peu en sommeil, s'est affirmée et autour de cette identité culturelle s'est bâtie une identité politique, une identité économique avec notamment les chambres consulaires. Et le Pays basque est maintenant devenu une référence du point de vue de l'image. Et ça porte la totalité des activités qui sont celles du Pays Basque, et notamment les activités économiques. Je lisais récemment que l'aéroport de Biarritz était porté par l'image du Pays Basque. C’est la vérité ! Monique Sémavoine me faisait remarquer, l'autre jour, que sur le sel de Salies-de-Béarn, il y a la croix basque. Bien sûr, il s'agit du consortium du jambon de Bayonne. Mais quand même, pourquoi la croix basque ? Pourquoi a-t-il besoin de cela ? Pourquoi bien des fromages fabriqués en Béarn sont-ils obligés de prendre une marque basque, un nom à consonance basque ? Ils le font parce que c'est un vecteur de marketing. Ils le font parce que cette image est porteuse. Cette image est porteuse et derrière cette image, tout le monde voit bien que la constitution d'une identité revendiquée et affirmée d'une volonté partagée, c’est ce qui fait le développement d'une région. Et pour nous, c'est absolument vital parce que nos atouts ne sont pas joués comme ils devraient l'être. Quand on fait le bilan de ce que nous avons comme richesse patrimoniale, comme très belles entreprises au plus haut niveau mondial, comme paysages, comme douceur de vivre, comme créativité culturelle, comme centre de recherche mondial, comme ambition à porter, comme capacités, talents - vous avez vu, tout à l'heure, dans le secteur de l'innovation, des entreprises qui sont chez nous, installées dans notre région et qui sont, je peux le dire, ouvertement en avance -. J'ai récemment travaillé avec Total à l'installation d'une entreprise d'extrême pointe dans le domaine de l'information recueillie dans les forages pétroliers, ce qui représente 25% du prix d'un forage. Vous multipliez ça par le nombre de forages, gaz et pétrole, dans le monde ! Une entreprise qui était installée dans le centre de la France, que nous allons installer sur notre agglomération. Et la manière dont les jeunes femmes et les jeunes hommes qui vont venir s'installer ici, par dizaines, parlaient de la région, de ce qu'ils avaient découvert ici, c'était fantastique ! cela donnait chaud au cœur ! Mais personne ne le sait parce que personne ne s'occupe de rassembler, entrainer, organiser, manifester la volonté de cette région.

Or, ça devient obligatoire. Je le disais du point de vue de l'image, mais ça va devenir obligatoire du point de vue administrativo-politique. Georges Labazée a fait avec humour référence au débat que nous avons en ce moment. Vous savez ce que je pense du projet du gouvernement d'amalgamer 3 régions aussi dissemblables que le sont l'Aquitaine, le Limousin et le Poitou-Charentes ; je prétends que Pau et Bressuire, ce n'est pas la même région ! Je le sais, ma femme a grandi à Bressuire alors, je peux identifier un grand nombre de différences. Limoges et Pau, ce n'est pas la même région ; ce n'est pas la même région culturelle, ce n'est pas la même région du point de vue des habitudes, ce n'est pas la même région du point de vue économique, ce n'est pas la même région du point de vue de l'identité nécessaire à la volonté. Car l'identité et la volonté vont ensemble.

Alors, Monsieur le Préfet, vous allez vous boucher les oreilles, vous n'entendez pas ce que je dis et donc je vous dispense de répondre tout à l'heure en vertueux défenseur de l'action du gouvernement. Mais c'est absurde, c'est stupide, ça n'a pas de sens et on n'en avait pas besoin ! On n'a pas besoin de faire toujours plus gros. Ce qui est gros coûte cher. Parce qu'il faut mettre des fonctionnaires pour servir de relais entre des élus trop lointains et la base. Alors il va falloir faire des capitales différenciées à l'intérieur d'une même région ? Dans les unes, siègeront le Conseil régional, dans les autres, l'exécutif de la région. Pourquoi pas dans la troisième, l'administration de la région ? On connait bien ça, c'est le modèle du Parlement européen et on ne pouvait pas faire autrement parce qu'après la guerre, il fallait bien équilibrer les choses. Mais on n'en est pas là.

Je considère donc que c'est idiot, mais ça nous oblige à être réactifs et actifs, à être entreprenants, à être volontaires, à prendre en main ou à devancer ce que sera inéluctablement, étant donné les orientations de tous les courants politiques, la nouvelle répartition des compétences entre celles qui sont aujourd'hui exercées par le Conseil général et le Conseil régional -quel que soit le périmètre, et j'espère qu'il changera- et les grandes agglomérations. Mais il faut bien que l'on ait une entité ou au moins un endroit où l'on se parle, où on envisage ensemble notre stratégie au-delà des, inévitables au début et stupides par la suite, divergences politiques qui nous mettent en affrontement. Dans 10 ans, que restera-t-il de ces affrontements ? Comme dit Montherlant, il restera ce qu'il reste d'une danse de mouche dans un rayon de soleil. Cela ne comptera plus, mais pour nos enfants, cela compte beaucoup. En dehors de ceux qui ont une entreprise individuelle et qui peuvent la transmettre, les autres enfants partent. Mon fils me disait, et cela m'a beaucoup fait réfléchir : "tu sais papa, la différence entre les jeunes basques et les jeunes béarnais ? Les jeunes basques veulent tous revenir travailler au pays, les jeunes béarnais partent tous. Et très peu d'entre eux ont l'idée de revenir." Et ça, c'est avec vos enfants que vous le vérifierez et que vous le verrez. Et bien, je dis que nous avons à bâtir cette identité et cette volonté commune, partagée.

C'est le moment de l'assumer. Tout nous y conduit et tout nous y contraint. Et c'est parce que nous avons ce devoir là que ces responsables différents acceptent de se rencontrer et d'assumer le projet commun que nous devons avoir entre nous. Cela ne remet pas en cause nos relations avec le Pays Basque ; je dirais même que nos relations seront encore meilleures dès l'instant que nous aurons créé l'équilibre nécessaire. Il est malsain, il n'est pas bon qu'il y ait un tel déséquilibre d'identité et d'organisation entre le Pays Basque et le Béarn. Ça pose d'innombrables problèmes administratifs et ça pose des problèmes pour notre développement. Voilà pourquoi je plaide et je plaiderai cela. Et la foire de Pau est le meilleur endroit pour vérifier cette volonté.

Le devenir de la Foire de Pau

C'est la première chose que je voulais vous dire. Deuxième chapitre, obligatoire, annoncé : qu'allons-nous faire de la Foire ? Je voudrais vous faire partager la réflexion qui a été la nôtre parce qu'elle me parait imparable. C'est une réflexion où la logique conduit tout. Je veux tout simplement partager avec vous les questions que nous nous sommes posées.

Première question : peut-on ne rien faire ? Étant donné l'état du Parc des expositions, Monsieur le Président et Messieurs les Présidents précédents, Mesdames. Peut-on ne rien faire ? Peut-on laisser le parc en l'état ? Peut-on ne pas intervenir ? Est-ce un parc des expositions à la dimension, attrayant pour les activités de la région que je viens de définir devant vous ? Le Parc des expositions ressemble-t-il à ce qu'il faut à notre ville, capitale d'une région ? La réponse est non. On est obligé d'intervenir. Cette première réponse me parait imparable.

Deuxième question : si on intervient, faut-il intervenir sur place ou construire un nouveau Parc des expositions ? Là encore, la réponse me parait imparable, contrainte, forcée. Et Christian Roussille m'avait, le premier, indiqué ces inconvénients. J'en voyais un certain nombre. Par exemple : le stationnement. Pendant toute la campagne, les voisins du Parc des expositions viennent vous voir en disant : "c'est épouvantable, le stationnement. Ceux qui ont besoin de se garer..." Mais Christian Roussille m'a très opportunément montré, par exemple, que pour le salon de la caravane et du camping-car, ce sont de très importants semi-remorques qui viennent. Comment vous les conduisez jusqu'ici ?

Très grandes difficultés d'accès et très grandes difficultés de repérage. Si vous ne connaissez pas Pau comme votre poche, gagner le Parc des expositions est évidemment une grande difficulté. Et comme ce Parc des expositions est difficile à rencontrer, il ne peut pas être le signal de dynamisme et de modernité que la ville et l'agglomération attendent. Donc première raison, il faut construire ailleurs. Il y a une deuxième raison : en reconstruisant ici, il faut interrompre l'activité du Parc pendant toute la durée de ces travaux. Ce qui veut dire que vous perdez 1 an de chiffre d'affaires ou 1 an et demi de chiffre d'affaires et après évidemment, quand les habitudes sont perdues, c'est un très grave handicap. Tout cela me paraît encore une fois dicté par la logique. Tout cela nous conduit à dire qu’il faut construire le Parc des expositions ailleurs.

Troisième question : où ?

Là encore, il m'apparaît que la logique est à peu près imparable. Trois emplacements ont été proposés. Peut-être aurait-on pu en imaginer d'autres, mais il y en a trois principaux. Le premier, certains ont dit : "il faut construire à côté du stade d'eau vive à côté du Gave". J'indique tout de suite que c'était impossible en raison du caractère inondable. Il y a une deuxième localisation qui a été proposée dans l'enceinte Pissard-Santarelli du stade du Hameau, mais à mon sens, si on construisait là-bas, cela signifierait qu'il faudrait reprendre la totalité des équipements qui vont avec un Parc des expositions, et notamment les parkings ; et il y a aussi des difficultés d'accès, du moins tant que l'échangeur de Berlanne n'est pas construit - j'espère qu'il le sera un jour-. Et là-bas, j'ai la même réflexion : ce n'est pas visible pour les gens qui passent dans notre ville.

La troisième localisation est celle qui paraît s'imposer au nord de Pau, à la sortie de l'autoroute. Pourquoi ? Pour deux raisons principales. La première de ces raisons, c'est qu'un grand nombre d'équipements existe déjà. On peut les mutualiser. Comme il faudra mutualiser la gestion de ces outils. Vous voyez bien que si l'on énumère le Zénith, le Palais des sports, le futur Parc des expositions, le Palais Beaumont aussi d'une certaine manière, -après on voit les répartitions que l'on fait- tout cela relève du même projet, à savoir vendre notre ville à des visiteurs et notamment à des congrès, à des manifestations, à des spectacles.

Le fait de rapprocher ces outils de notre développement, qu'ils soient dans la même zone, à proximité les uns des autres, fait, par exemple, que l'on peut mutualiser les parkings actuels et le futur parking que l'on a le devoir de penser pour pouvoir accueillir les voitures sortant de l'autoroute et qui prendront le futur BHSENS, ou les transports en commun ou qui feront du covoiturage. Pour l'instant, le stationnement est anarchique, c'est pourquoi il faut un parking que l'on dit parfois parking silo qui permettra de les accueillir. Tout cela est mutualisable. Les bureaux d'administration sont mutualisables. Il en existe par exemple au Zénith et on peut donc peut-être retarder la réalisation de bureaux à une date ultérieure. On a des outils que l'on peut faire marcher ensemble pour que ces équipements se développent et nous sommes à l'endroit idéal pour que ce visage de notre dynamisme soit repéré par ceux qui viennent et ceux qui passent. On peut, j'espère -j'aime beaucoup l'architecture comme chacun sait- on peut réaliser un signe architectural, un objet qui ne sera pas trop cher, mais qui sera suffisamment beau pour que ceux qui passent le repèrent et que cela puisse faire partie du coeur de l'offre des congrès, d'événements, de salons, immédiatement accessibles par l'autoroute, sans avoir besoin de pénétrer dans la ville et donc sans surcharger la circulation de la ville et accessible aux semi-remorques dont nous parlions.

Alors je ne dis pas que tout sera simple, la rocade est chargée. Le jour où l'échangeur de Berlanne existera, on pourra avoir une circulation de transit pour une somme modique. Tout cela, ce sont des idées et des projets que nous avons, mais on a là une logique qui me paraît conduite par le bon sens et la volonté d'avancer vite dans les décisions à prendre. Ce qui est pour moi très important. Le drame que nos concitoyens vivent, c'est que la politique, ce sont des paroles et jamais des actes. On a des promesses, ces promesses ne se réalisent jamais. Nous avons la chance d'avoir la charge d'une communauté locale et régionale. Cette communauté-là, elle peut et doit réaliser vite. Voilà pourquoi cela me paraît indispensable.

Dernière question après avoir tranché les trois premières, il y en a une dernière : comment faire dans une période d'argent public rare ?

Il faut associer des acteurs différents et des investisseurs différents. Quelle que soit la forme -j'emploie le terme générique- une société d'économie mixte- devra être constituée permettant de sortir du modèle un peu désuet, obsolète, d'une association du commerce de l'agglomération de Pau qui n'est pas adaptée au temps. On peut imaginer des formats différents, mais cette société d'économie mixte associera des investisseurs différents. Je fais un calcul rapide. Pour ce nouvel outil, nous avons un besoin d'à peu près 9 000 et 10 000 mètres carrés. Le terrain, nous l'avons à l'entrée de l'autoroute avec quelques aménagements à faire. On peut imaginer que l'on s'en tire autour de 2 000 euros le mètre. Je parle vraiment à la louche, mais c'est à peu près l'ordre de grandeur. C'est donc un investissement d'une vingtaine de millions. Il faut que cet investissement soit partagé à moitié entre les puissances publiques et les investisseurs qui dans une société d'économie mixte accepteront de participer et on est dans l'ordre de grandeur des capacités qui sont celles des collectivités avec l'aide généreuse du Conseil général et du Conseil régional qui ne manqueront pas de soutenir un outil de développement de cette dimension. On est dans l'ordre du possible. Cela n'est pas pharaonique. Cela n'est pas de l'argent jeté par les fenêtres. C'est, au contraire, un puissant vecteur de développement.

Et si vous associez ces deux idées, nous allons bâtir cette volonté du développement à l'intérieur du pays de Béarn. Nous allons lui donner cet outil du nouveau parc des expositions. Et le site actuel pourra continuer à fonctionner pendant la durée des travaux.

Et enfin dernière idée : ici, nous allons récupérer 4 ou 5 hectares. Il y a donc tout un projet à bâtir : quartier, écoquartier écologiquement exemplaire ; nous avons ici à penser, à imaginer ce qu’un nouveau quartier pour la ville pourra être. Un nouveau quartier, c'est compliqué parce que nous en avons aussi en bas en direction du nouveau parc naturel urbain que nous allons construire. Mais vous voyez qu'il y a là deux puissants moteurs du développement que nous avons à construire pour la ville de Pau, l'agglomération, au coeur du pays de Béarn. Ceci est une vision, ceci est une volonté et donc ceci sera un projet et une réalisation, je vous remercie.

 

 

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