Crédits : Marc Bruno

Retour à la liste des actualités

« Le roman noir est tourné vers l'autre »

Culture | Vendredi 3 octobre 2014

Évènement passé

Parrain de la sixième édition du salon palois du roman noir, Caryl Ferey vous invite à rencontrer ce week-end les vingt-cinq auteurs invités lors des séances de dédicaces, des débats, des conférences ou pour un simple aller-retour dans le funiculaire.

Voir l'image en grand Crédits : Marc BrunoA Pau le parrain du salon n'est pas qu'un prête nom, mais s'investit dans l'organisation. Quel a été votre rôle dans la préparation de cette sixième édition ?

Le thème de cette année, Noirs Tropiques, me correspondait puisque toutes les ethnies et les peuplades m'intéressent, comme elles intéressent aussi de nombreux auteurs étrangers. Compte tenu de mes affinités, j'ai proposé des noms aux organisateurs et l'aventure 2014 a pris tournure. Le salon réunit vingt-cinq auteurs, c'est plus facile de les rassembler autour du même thème et dans un même état d'esprit simple et festif.

La rencontre entre Déon Meyer, écrivain Sud Africain et vous, dimanche après-midi, s'annonce passionnante...

Je pense qu'elle le sera d'autant que nous nous sommes déjà rencontrés. Il est Sud Africain et moi j'ai écrit Zoulu en Afrique du Sud. C'est toujours important d'avoir ainsi des regards croisés : celui d'un auteur étranger sur la France et le mien en tant que Français sur l'Afrique du Sud. Il connait évidemment mieux l'Afrique du Sud que moi, ce sera donc très intéressant. En plus, Déon Meyer est quelqu'un de vraiment sympa !

Vous avez participé à la première édition du salon en 2009, aviez-vous imaginé à l'époque qu'il prendrait une telle envergure ?

Pas vraiment car lors d'un premier salon on essuie les plâtres et on ne mesure les erreurs qu'a postériori. Ici les organisateurs ont eu une démarche très intelligente puisqu'ils ont été voir les auteurs dans d'autres salons pour leur demander ce qu'ils appréciaient dans ce type de manifestation. Ils n'ont pas bâti quelque chose d'imaginé dans un coin mais ont appliqué une recette qui séduisait les auteurs avec des idées spécifiques à Pau telles que les rencontres dans le funiculaire. Ça a marché ! Au fil des éditions, le succès a été au rendez-vous et aujourd'hui je pense que Pau est le deuxième salon du Roman Noir en France après Lyon. A Pau tout est classe. On est bien reçu et on repart avec le sourire !

Environ un livre sur quatre vendu en France est un roman noir. Comment expliquez-vous ce succès ?

Ce succès s'explique parce que nous racontons des histoires dans ces romans noirs. Pour moi, le nouveau roman des années 70 a plutôt fait du mal à la littérature française. À cette époque on trouvait ringard de raconter des histoires, or, les enfants et les adultes eux souhaitaient qu'on leur en raconte. Le roman noir a comblé ce vide car il est tourné vers l'autre. Cette ouverture fait aujourd'hui son succès.

 

Où peut-on rencontrer Caryl Ferey ce week-end ?

Samedi 4 octobre

  • 14h30 - 18h30, aux dédicaces des auteurs au Pavillon des Arts
  • 15h15, dans le funiculaire pour un aller-retour
  • 19h, au théâtre Saint-Louis au spectacle tiré de son livre Mapuche.

 Dimanche 5 octobre

  • 10h - 18h, aux dédicaces des auteurs au Pavillon des Arts
  • 11h, à l'espace débats du Pavillon des Arts pour un échange sur le polar Ethno
  • 14h45, à l'Hôtel de France, Regards Croisés sur l'Afrique du Sud avec Déon Méyer
  • 15h30, au théâtre Saint-Louis pour le deuxième spectacle tiré de son livre Mapuche.

 A lire aussi sur pau.fr

Pau, lieu incontournable du roman noir
Suivez le salon du polar en direct
Un aller retour dans le noir dans l'agenda

 

Retour à la liste des actualités

Partage

 | 

Nos autres sites