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Musiques pour le roi Henri de France et de Navarre

Culture

Évènement passé

«à l'ancienne et à la moderne», cette exposition est organisée par le Musée national du château de Pau, du 14 juin au 1er septembre 2013.

Voir l'image en grandA Pau, à Nérac, les comptes de Jeanne d’Albret témoignent d'un vif intérêt pour la musique, qui entre dans la formation des enfants royaux, le futur Henri IV et sa sœur Catherine de Bourbon. Mandore, épinette, luth, violon, guitare mais aussi viole de gambe et cornet à bouquin concourent tant aux plaisirs qu'à l'édification des princes. L'un et l'autre feront leur profit de cette éducation. La tradition se plaît à imaginer un roi galant et le célèbre en chansons; elle oublie trop vite sa très huguenote sœur qui danse avec passion et suscite la représentation de ballets de cour à Pau, à Paris, à Nancy. C'est d'ailleurs hors des limites du royaume que se joue une partie décisive, une véritable réforme murie dans les milieux musicaux mais aussi poétiques, en Italie, à la fin du XVIe siècle. Comme si cette présence – absence avait valeur de symbole, c'est aux noces par procuration d'Henri IV avec Marie de Médicis, à Florence, en octobre 1600, qu'est donnée l'Euridice de Rinuccini, premier opéra supposé de l'histoire... La recherche d’harmonie politique aiguillonne une vie musicale faite, en France, de nuances, de diversité, de raffinements contrastés. Sous la régence de Marie de Médicis, les fêtes qui, en 1612, annoncent les mariages espagnols, vantent l'abondance de musique « rustique, haute, moyenne, basse, douce, forte, à l’ancienne et à la moderne.»

Simple raccourci évocateur, l'exposition du château de Pau pourrait laisser le visiteur sur sa faim de davantage d'instruments, d'une iconographie plus éclectique, d'une ouverture plus large aux pratiques musicales extérieures à la cour et à la ville... Mais elle permettra l’examen de quelques œuvres picturales et graphiques inégalement connues, de rares recueils musicaux et livrets poétiques offrant une réplique en terme de représentation et de diffusion écrite aux instruments anciens qui seront exposés comme autant de pièces devenues exceptionnellement rares. Dans ces différents domaines, des échanges particulièrement prometteurs se sont noués avec la Sociétà Bibliografica toscana et avec le Palais Lascaris, qui conserve, à Nice, l'une des plus belles collections organologiques. Ce florilège laissera toute liberté, avant le grand rendez-vous organisé au château d'Écouen à l'automne 2013 autour des musiques de la Renaissance, pour s'attacher à l'un des moments les plus riches et chargés d'enjeux de l'histoire de la musique française, au contact de la Renaissance tardive et des premiers âges baroques. »

(extrait de la préface du catalogue de l'exposition – Paul Mironneau)

 Visiter l'exposition :

  • en visite libre :  du 15 juin au 1er septembre 2013, tous les jours de 9h30 à 13h et de 13h30 à 18h tarif : gratuit
  • en visite commentée à 15h les 4,9,16 et 23 juillet 2013. Tarif : 4,50€

Coordonnées

rue du Château Pau 64000 Pau

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