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Rencontre avec Stéphane Augé

Sport | Mercredi 5 juillet 2017

Coureur cycliste professionnel de 2000 à 2010, puis directeur sportif de la formation Cofidis, le Béarnais Stéphane Augé consultant sur la chaîne l’Équipe a évoqué pour la ville, le parcours du Tour 2017, la grande étape des Pyrénées et les favoris de cette 104e édition.

Que pensez-vous du parcours du Tour de France 2017 ?
« Un grand parcours avec, dès la cinquième étape, une arrivée en altitude à La Planche des Belles Filles dans les Vosges. Ça montre l’exigence du tracé de cette 104e édition qui visitera en plus des Vosges tous les massifs montagneux français : le Jura, le Massif Central, les Pyrénées et les Alpes. Les organisateurs ont voulu un parcours pour grimpeur afin que le spectacle soit au rendez-vous. C'est pour cette raison qu'il n'y a qu'un seul contre-la-montre à Marseille, la veille de l'arrivée à Paris. »

Compte tenu du franchissement de l'ensemble des massifs montagneux, ne pensez-vous pas que les Pyrénées seront moins stratégiques cette année ?
« Les Pyrénées telles qu'elles figurent sur le parcours auront leur importance d'autant que les pourcentages sont différents par rapport aux Vosges et au Jura. Chaque massif ayant sa particularité, il y aura de nombreux rebondissements. »

Pau – Peyragudes pourrait-elle s'avérer une étape clé ?
« En tout cas ce sera une étape dure dans laquelle il va se passer des choses. Car dès que les grimpeurs peuvent grappiller du temps, ils passent à l'action. De plus cette étape est l'une des plus longues de cette édition. Quatre grosses difficultés attendent le peloton ce jour-là avec notamment l'ascension du port de Balès et ensuite l'arrivée en altitude. Il y aura des écarts et les prétendants à la victoire finale vont se tester. Si quelqu'un souhaite creuser de gros écarts, il peut même déclencher les hostilités dès Balès. »

Si vous étiez spectateur et au-delà du site de départ à Pau, où iriez-vous vous poster ?
« J'irai dans la zone de ravitaillement ou environ un kilomètre après car on peut y récupérer quelques souvenirs tels que des musettes et des bidons. Le ravitaillement est toujours sympa à voir pour les spectateurs. Attention tout de même de ne pas faire chuter les coureurs en ramassant les choses précipitamment. »

Le Tour attire la foule au bord des routes, cet engouement populaire fait-il peur aux coureurs ?
« C'est la plus grande course cycliste au monde donc c'est normal qu'elle génère un tel succès populaire. Quand on est dans le peloton cet engouement donne envie de se surpasser. À d'autres moments, dans les cols par exemple, lorsque certains spectateurs courent à nos côtés, ça agace. On a peur que les gens trébuchent, nous bousculent et nous fassent chuter. Or une chute peut avoir de graves conséquences. Le public peut encourager et soutenir les coureurs tout en les respectant. Tout le monde devrait le comprendre. La surveillance des enfants est également primordiale. »

Sur le plan sportif, qui voyez-vous jouer les premiers rôles ?
« Je pense que Chris Froome pourrait être inquiété cette année. On l'a vu titillé par plusieurs de ses adversaires durant le Dauphiné. S'il est à 100% sur le Tour, ce sera compliqué de le mettre en difficulté mais pourquoi pas. Je vois bien Nairo Quintana jouer les trouble-fêtes, mais aussi Richie Porte, Alberto Contador, Fabio Aru et Romain Bardet. Ce dernier me semble tout à fait capable de tirer son épingle du jeu.

Quel est votre favori ?
« Nairo Quintana ! Même s'il a parfois du mal à attaquer, il peut profiter d'un jour sans de son principal adversaire. »

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