destination de choix
10 août 2005
De la Russie au Brésil, Pau devient le rendez-vous branché de l'aristocratie. Rois et reines, princesses et ducs, hommes d'affaires, magnats de la presse ou de l'or noir n'ont qu'un souhait : être vu à Pau.
© ville de pau
Des centaines de familles fortunées se donnent désormais rendez-vous, d'octobre à mars, sur le balcon des Pyrénées. En 1863, nouvelle révolution, le train fait son entrée en ville ; il va bouleverser la vie et la vue des Palois. Cette année là, sur 25.000 habitants, plus de 8.000 sont des « hivernants » étrangers.
Déjà Pau a ses médecins anglais, ses pharmacies, mais aussi les commerces de meubles, d'épicerie fine, de vins, de sellerie ou de mode, pouvant rivaliser en élégance avec Paris ou Londres.
Le luxe est partout et jusqu'au dernier détail. Rois et reines, princesses et ducs, hommes d'affaires, magnats de la presse ou de l'or noir n'ont qu'un souhait : être vu à Pau. De véritables fortunes changent de main chaque soir dans les casinos du Cercle Anglais ou du Palais d'Hiver ; le cheval est omniprésent, courses, concours hippiques, chasses au renard, polo, point au point, tout est fait pour attirer et retenir une clientèle de sportsmen fortunés.
Pour eux on construit le boulevard des Pyrénées, plusieurs palaces, des églises et même des villas Tudor, en galets du gave et marbres d'Arudy ! De 1840 à 1940, Pau marchera grand train.
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