28 mars 2020
  • Partager

Samedi : rencontres avec Alain Finkielkraut et David Diop

Nous vous proposons de résister au confinement en découvrant ou en revoyant chaque jour deux conférences des Idées mènent le Monde : l'une avec un invité sur le thème 2019 "En quoi croire encore" , l'autre avec un invité sur le thème 2018 "Demain un autre monde ?".

Alain Finkielkraut : « La liberté de penser »

"En quoi croire encore ?" est la question centrale, posée en novembre 2019 lors des 6èmes Rencontres Littéraires Les Idées mènent le Monde.

La Résistance, le refus des discriminations, le regard amoureux, la transmission du lien filial : ce thème être décliné sous de multiples facettes philosophiques, spirituelles, scientifiques, culturelles.

Alain Finkielkraut, accusé de banaliser le viol lors d'une émission télé le 13 novembre 2019, sur la polémique dont il se dit "le premier surpris". "Le présent est difficile à diagnostiquer et je m'efforce de le faire sans me soucier des conséquences. La question de la prudence ne se pose pas car je ne veux pas être inhiber par la peur."

David Diop : « Humanité de demain, mal de toujours »

« Demain, un autre Monde ? » constituait le thème central de ces journées des 16, 17 et 18 novembre 2018.

La question infiniment troublante résulte du fait que nous sommes entrés, après des millénaires de stabilité, dans une époque dont la marque est l’instabilité. Cette question touche la condition même des humains, de même que trouble l’humanité la question des données, des algorithmes qui vont décider à notre place, de l’environnement, des mutations climatiques, des transports et des modes de transports.

David Diop, maître de conférence à l'Université de Pau et écrivain nous présente son livre « Frères d'âmes », Prix Goncourt des Lycéens 2018. Cet ouvrage raconte l'histoire de deux tirailleurs sénégalais engagés dans la guerre 14-18.

Pourquoi raconter une telle histoire ? Quel était l'enjeu ? A ces questions, l'écrivain répond qu'il a lu beaucoup de lettres de Poilus « avec une intensité émotionnelle très grande » mais qu'il n'a rien trouvé sur les tirailleurs sénégalais. La plupart étaient analphabètes et d'autres n'ont rien dit par pudeur « parce que raconter, c'est aussi revivre ».

Les Rencontres Littéraires à revoir