15 décembre 2018
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Ecce (H)omo - Disparue

Le passé semble plus que jamais présent sur les scènes de danse aujourd’hui. Ces dernières années, un ensemble significatif de projets chorégraphiques ont ainsi trouvé leur genèse dans le répertoire des anciens. Mercredi 30 janvier, à 20h30. En partenariat avec le Festival Trente Trente - Rencontres de la forme courte.

Nom
Billetterie Espaces Pluriels

Adresse
17 avenue de Saragosse64000 Pau

Date
mercredi 30 janvier 2019

Téléphone
05 59 84 11 93

Tarifs
10 €-22 €

Horaires
Mercredi 30 janvier 20h30

Site internet
www.espacespluriels.fr

Les jeunes chorégraphes nourrissent une réflexion sur leur propre héritage et la mémoire de la danse. Ils engagent un travail critique qui soutient leurs recherches — chorégraphiques, esthétiques, théoriques — sur les grandes figures de la danse du XXe siècle et autour d’une culture du geste à la fois ethnologique et historique. Pour cette seconde collaboration, la scène Espaces Pluriels et le Festival Trente Trente – Rencontres de la forme courte ont choisi de rendre compte de cette effervescence à travers deux pièces : Ecce (H)omo, du Brésilien Paul/a Pi, et Disparue de la chorégraphe chilienne Marcela Santander Corvalán. ECCE (H)OMO Paul/a Pi développe depuis plusieurs années un travail de recherche autour du cycle Affectos humanos (1962) de la chorégraphe allemande Dore Hoyer (1911-1967). Il signe avec Ecce (H)omo un magnifique solo dans lequel il trouble genre et Histoire, une pièce fascinante où l’écriture sensible fait apparaître une image fugace et fantasmée de la chorégraphe allemande. À l’instar de Dore Hoyer, Paul/a Pi traverse un cycle de cinq danses qui ont chacune pour genèse un affect humain : la Vanité, le Désir, la Haine, la Peur et l’Amour. Exploitant le documentaire, la performance, le concert et le spectacle, il reconstitue l’archive vivante et fragile de cette oeuvre inclassable. Ecce (H)omo est un bel essai sur la mémoire de la danse où s’infiltrent l’incertitude du sens, le désir de partage et les aléas de l’interprétation. DISPARUE Travaillant sur la notion d’identités multiples, Marcela Santander Corvalán se penche sur les laissés hors-champs de la mémoire collective. Pour le solo Disparue, elle part d’une posture extraite du duo Époque, créé avec Volmir Cordeiro en 2015 autour de danses de femmes du XXe siècle. Elle s’inspire en particulier d’une danse japonaise accroupie. Explorant cette position, elle fait un voyage dans le temps, depuis les Andes précolombiennes jusqu’aux formes les plus actuelles. La posture devient un terrain fécond d’étude, une archive vivante, une mémoire active. Charnelle et expressive, la danseuse chorégraphe incarne toutes les femmes, de la courtisane à la déesse, de la jeune mère à la reine du dance-floor. Son corps n’est plus que le passage d’une force qui le surprend et le métamorphose.