Le Conservatoire s'éclate pendant la Semaine du Son de l'UNESCO

07 avril 2021

Le Conservatoire s'éclate pendant la Semaine du Son de l'UNESCO

Vivez sans modération le concert proposé par les professeurs et élèves du Conservatoire à Rayonnement Départemental dans le cadre de la Semaine du Son de l'UNESCO.

Vincent Trollet : Soleja, une création commandée par le Conservatoire Pau-Béarn-Pyrénées

Flûte traversière : Lila Molle

Hautbois : Melinda Saint Paul

Saxophone Soprano : Mathéo Bentegeat

Violons : Augustin Vergez, Alexia Puharré

Percussions : Arthur Seguette, Vahe Puech Krikorian

« J’ai toujours eu un attachement émotionnel aux musiques du monde méditerranéen. En les étudiant et les écoutant, j’y découvre fortuitement des polyrythmies et des formes qui enrichissent mon horizon artistique et culturel. »

Le rapport des vents et des percussions est un aspect important à prendre en compte dans l’interprétation de cette pièce. L’énergie rythmique que donne le marimba sert de soutien à une mélodie d’inspiration grecque et entrecoupée par des commentaires. »

Edison Denisov (1929-1996) : 2 pièces pour 3 instruments (1978)

Flûte traversière : Marion Godart

Hautbois : Ines Sirajeddine

Saxophone Soprano : Mathéo Bentegeat

Marqué par le dodécaphonisme viennois puis par le sérialisme boulézien étudiés dans la clandestinité, Denisov pouvait aisément passer pour un tenant du constructivisme. Sa musique elle-même vient cependant nuancer une telle image, parce qu’elle laisse transparaître clairement l’humanisme que le compositeur visait à restaurer, et aussi parce que, bien qu’élaborée avec exigence et rigueur, elle ne procède que très partiellement d’une élaboration pré-compositionnelle stricte et complexe ; elle est au contraire dominée par la mélodie, voire le lyrisme, et privilégie des schémas narratifs programmatiques.

Lera Auerbach (1973) : extraits de la Suite de ballet pour "Lonely Violinist" Ennui, Soucis, Questions

Violon : Adèle Rambaldi

La musique de Lera Auerbach, née en Russie, compositrice, pianiste, mais aussi poète et artiste visuelle se caractérise par sa liberté de style et sa juxtaposition de langages musicaux tonal et atonal.

Cette suite de ballet a été écrite par Lera Auerbach aux États-Unis , en réaction à l’attentat du 11 septembre 2001. Voici ce qu’en dit la compositrice : « Comme le phénix qui renaît de ses cendres, cette pièce est née de la mort ».

En mars 2020, suite au confinement et en accord avec les éditions Sikorski, cette pièce a été librement mise à la disposition des violonistes isolés.

Igor Stravinsky (1882-1971) : Berceuse de l’oiseau de feu (1932)

Violon : Sophia Beasley

Piano : Marine Guilleux

Stravinsky a transcrit lui-même une grande partie de son œuvre orchestrale pour piano et violon, en collaboration avec le violoniste Samuel Dushkin, à qui il a dédié son concerto pour violon. Ensemble, ils ont donné de multiples récitals.

La berceuse est extraite de l’Oiseau de Feu, premier grand ballet du compositeur, écrit en 1910.

Igor Stravinsky (1882-1971) : Berceuses du chat (1915)

Clarinettes : Lucile Fourest, Célia Bernadet-Jeanblanc, Jean-Jacques Godron

Voix : Céline Labourdette

Elégie for J.F.K. (1964)

Clarinettes : Lucile Fourest, Célia Bernadet-Jeanblanc, Jean-Jacques Godron

Voix : Séverine Dervaux

En 1914, Stravinsky rapporte de Kiev des recueils de poésies populaires russes qu'il compte mettre en musique.  La spontanéité de ces mélodies évoque la simple transcription d'un chant paysan plus qu'une véritable composition. Stravinsky y exploite les divers registres de la clarinette, pour laquelle il écrira en soliste en 1919 les Trois Pièces pour clarinette solo et dont il se servira, dans la même formation, cinquante ans plus tard pour l'Elegy for J.F.K.

Igor Stravinsky (1882-1971) : Chanson russe (1937)

Violon : Sophia Beasley, Zhen Wei

Piano : Marine Guilleux

La Chanson Russe est une transcription d’un extrait de Mavra, opéra bouffe composé par Stravinsky en 1922.

Witold Lutoslawski (1913-1994) : Partita-extraits (1984)

Violon :Vera Lalaude

Piano : Marine Guilleux

Écrite en 1984, la partita est une des grands œuvres de la fin de la vie du célèbre compositeur polonais. Les interludes ici choisis sont des courtes pièces de transition entre les 3 grands mouvements de la partita. La technique de composition aléatoire laisse une place à l’imprévu et à l’imagination des interprètes.

... « Le violon et le piano ne sauraient être coordonnés, en aucun cas ! »

Bruno Ducol (1949) : Für die Jungen (2011)

Voix : Vibe Rouvet

Percussions : Lauren Hayet

Dans cette partition, tout un ensemble de mouvements a été pensé et élaboré en rapport intime avec les textes et musiques en précisant une notation gestuelle, aussi claire que possible, sans être pour autant contraignante. Quasi chorégraphique, celle-ci se résume à quelques signes simples que les interprètes pourront réinventer et amplifier à leur gré, tout en respectant les déplacements et disposition des instruments.

Frédéric Durieux (1959) : Départ (1995) In memoriam Dominique Troncin

Clarinettes : Lucile Vincens, Lucile Fourest, Célia Bernadet-Jeanblanc

Violon :Emilienne Vincens

Violoncelle : Marie Hulard

Contrebasse : Féréol Molle

" Assez vu. La vision s’est rencontrée à tous les airs.

Assez eu. Rumeurs des villes, le soir et au soleil, et toujours.

Assez connu. Les arrêts de la vie. Ô rumeurs et visions !

Départ dans l’affection et le bruit neufs ! "

Arthur Rimbaud : Illuminations 1895

Didier Rotella : Partita II (Création- Commande du CRD Pau-Béarn-Pyrénées)

Flûte Basse : Marion Godart

Saxophone Ténor: Mathéo Bentegeat

Percussions : Arthur Seguette, Vahe Puech Krikorian

Diffusion du son : Vincent Trollet

Le travail de compositeur de Didier Rotella témoigne d'une recherche du geste instrumental comme fondement de l'élaboration du discours musical, que ce soit dans le rapport musicien-électronique ou dans ses pièces acoustiques. Dans ses œuvres récentes, il donne la priorité à la notion d'énergie (dépensée par l'interprète, reçue par l'auditeur) que ce soit dans la gestion des densités sonores, de la virtuosité, ou de l'épuration jusqu'à la seule vibration. En outre, son langage transpose les tensions-détentes traditionnelles dans le domaine du timbre, allant des modes de jeu les plus bruités aux fréquences les plus lisses, dans un discours souvent dé-tempéré. Partita II est pensé comme un prélude à Partita I, commande de l’ensemble « Regards », créée à l’occasion de « La semaine du son » 2021 à Pau et Bordeaux.

Le 1er concert digitalisé du Conservatoire
Le Conservatoire de Pau, un bel écrin pour un jeune centenaire !