08 avril 2019
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Noé, une soirée exceptionnelle dediée à la danse et à la musique

La scène Espaces Pluriels poursuit sa collaboration avec l'Orchestre de Pau Pays de Béarn pour deux représentations, les 11 et 12 avril au Zénith de Pau

Tarifs
Plein tarif : 32 € // Adhérent : 25 € // réduit : 13 €

Dans la continuité du programme Lucifer, Le Boléro et L’Amour sorcier donné en 2011 et de Magifique, présenté à l’ouverture de la saison 2015, la scène Espaces Pluriels poursuit sa riche collaboration avec l’Orchestre de Pau Pays de Béarn pour une soirée exceptionnelle dédiée à Noé, dernière création du chorégraphe Thierry Malandain. La pièce, conçue sur la fougueuse Messa di gloria de Rossini, est accompagnée par les 62 musiciens de l’orchestre et les 70 choristes du Chœur de l’OPPB sous la direction de Fayçal Karoui. S’inspirant du mythe biblique du Déluge, Thierry Malandain a composé pour les danseurs du Malandain Ballet Biarritz une pièce remarquable dans ce style incisif ponctué de touches d’humour qui le caractérise. Une formidable vague sensuelle dans laquelle s’enchaînent des rondes inspirées de danses rituelles, une chaîne fluide de mouvements qui se greffent les uns sur les autres et nous transmet sa vibration jubilatoire. La chorégraphie, comme le rideau de perles bleues qui évoque la montée des eaux, repose sur une déclinaison de la liquidité. On est émerveillé par la rigueur des interprètes, leur virtuosité à exécuter les figures les plus complexes avec un naturel exquis, coulé. Le chorégraphe opte ici pour la richesse symbolique plus qu’il ne s’attarde sur le message religieux.

" À travers le mythe du Déluge, commun à diverses traditions, la figure réjouissante de Noé incarne une sorte de rupture dans l’histoire de l’humanité. Résumant le passé et préparant l’avenir, elle symbolise la naissance d’un nouveau monde, meilleur que le précédent. Une seconde Création gommant la première altérée par le mal et la défaillance des Hommes. Par conséquent, un nouvel Adam, non pas tiré de la terre, mais tiré de l’eau, qui dans la Genèse intervient d’abord comme un élément mortel avant d’être symbole de vie, puisqu’au sortir de l’Arche, à la fois matrice et berceau, Noé et les siens vont repeupler le Monde. Ce récit qui fait suite à des épopées de même nature s’interprète à plusieurs niveaux. Ainsi, Saint-Augustin s’essaya à démontrer que les proportions de l’Arche correspondaient à celles du corps humain, « qui est aussi le corps du Christ, qui est aussi l’Église », tandis que Paul Claudel fit de l’Arche salvatrice une cathédrale, une nef naviguant dans le ciel. On peut aussi imaginer faire de Noé un être humain collectif montant dans l’arche de lui-même, pour liquider une existence passée et repartir de zéro en allant puiser de nouvelles énergies dans les abysses de son être. C’est pourquoi, excepté la colombe, signe d’espérance d’une nouvelle vie, nous n’embarquerons pas l’intégrale des animaux, juste une humanité en mouvement, figure symbolique et dansante de Noé aux rayons d’un soleil nouveau. "

Thierry Malandain

Le chorégraphe : Thierry Malandin

Avec plus de quatre-vingts œuvres à son actif, Thierry Malandain développe une idée toute personnelle de la danse. Profondément liée au concept de « Ballet » qui tient lieu ici de référence à un courant esthétique, elle donne la priorité au corps dansant, à la célébration de sa sensualité et de son humanité. L’Homme et la Danse sont au cœur et au corps du Malandain Ballet Biarritz. À la tête d’une troupe constituée d’interprètes maîtrisant la grammaire de la danse classique, mais dont l’expression est actuelle, la démarche de Thierry Malandain est sous-tendue par de profondes valeurs humaines. Sa recherche du sens et de l’esthétique guide aussi un style intemporel à la fois musclé, énergique et sobre, qui puise sa richesse dans les racines de la danse et dans une vision dynamique de son art.« Ma culture est celle du ballet classique et sans complexe, j’y demeure attaché. Car si je reconnais volontiers que ses codes artistiques et sociaux sont d’une autre époque, je pense aussi que cette matière héritée de quatre siècles d’histoire donne au danseur des ressources inestimables. Alors je m’amuse avec elle, devenant classique pour les uns, contemporain pour les autres, en quête simplement d’une danse que j’aime. Une danse qui ne laisserait pas seulement la trace du plaisir, mais qui renouerait avec l’essence du sacré comme une réponse à la difficulté d’être. »

En 1998, il est nommé, par la Ministre de la Culture et de la Communication, à la direction du nouveau Centre Chorégraphique National de Biarritz.

Depuis 2009, il est le directeur artistique du Festival de danse de Biarritz, Le Temps d’Aimer la Danse.

Frédéric Néry / Yocom

Les solistes : Petro Di Bianco

Les solistes : Petro Di Bianco

Pietro Di Bianco étudie et obtient son Master de piano en Italie au Conservatoire de Salerno et se perfectionne à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia de Roma. Il commence l'étude de chant avec Giuliana Valente et obtient son deuxième Master au Conservatoire de L'Aquila avec Anna Vandi.En 2016, il fait ses débuts sur la scène de l’Opéra Bastille avec le rôle de Fiorello (Il barbiere di Siviglia de Rossini) dirigé par Giacomo Sagripanti puis il chante Selim au Landes Theater de Salzbourg (rôle-titre de Il turco in Italia de Rossini). En décembre, il est invité à chanter des airs de G.F. Handel à la Philharmonie de Berlin pour un concert de Radio Klassik Allemagne. En 2017, il chante Gaudenzio (Il signor Bruschino de Rossini) avec l'Orchestre National d’Ile-de-France de Enrique Mazzola, puis Don Profondo (Il viaggio a Reims de Rossini) à Lubeck et à Kiel en Allemagne. La même année, il fait ses débuts à l’Opéra de Lyon dans le rôle de Biscroma (nouvelle production de Viva la Mamma de Donizetti signé Laurent Pelly et Lorenzo Viotti).En 2018, il est de nouveau Fiorello dans Il barbiere di Siviglia, dirigé par Riccardo Frizza puis Maître Spinelloccio dans Gianni Schicchi de Puccini signé Laurent Pelly à l’Opéra Bastille, à Paris. En Janvier 2019, il fait ses débuts aux États-Unis au Minnesota Opéra dans le rôle de Beaupertuis (Il cappello di paglia di Firenze de Nino Rota) sous la direction de Jonathan Brandi et mise en scène de Andrea Cigni. En avril, il chante la messe de Gloire de Rossini avec le Ballet Malandain sous la direction de Faycal Karoui ; en juin il sera Pistola dans Falstaff de Verdi au Grange Festival de Northington dirigé par Francesco Cilluffo ; en août, il retournera à Innsbruck dans l'opéra La Dori de Cesti sous la direction de Ottavio Dantone.

© Photo de droite : Jean-Philippe Raibaud

Les solistes : Alasdair Kent

Les solistes : Alasdair Kent

Après ses débuts en Europe au Rossini Opera Festival à Pesaro, avec le rôle du cavaliere Belfiore (Il viaggio a Reims), la carrière internationale de Alasdair Kent a connu un début acclamé par la critique en Europe, aux États-Unis et en Australie.

En 2018-2019, il joue Argirio dans Tancredi au Teatro Petruzzelli di Bari et chante au Festival Rossini in Wildbad dans Matilde di Shabran et Corradino dans Corradino, Cuor di Ferro. Il interprète Ferrando dans Così fan tutte lors de représentations avec l'Opéra lyrique de Kansas City sous la baguette de la célèbre mozartienne Jane Glover, chante avec l'Opéra de Tel Aviv ainsi qu'avec le célèbre réalisateur Pier Luigi Pizzi dans plusieurs théâtres italiens en compagnie du Rete Lirica delle Marche. Il se rend également à l’Opéra d’État hongrois pour interpréter Lindoro dans L’italiana in Algeri. En concert, il apparaît en tant que premier soliste ténor lors des représentations extrêmement difficiles de la Messa di Gloria de Rossini, avec l'Orchestre de Pau, Pays de Béarn. M. Kent a également incarné le Prince Frédéric dans le premier enregistrement mondial du nouvel opéra de Poul Ruders, The Thirteenth Child chez Bridge Records, qui paraîtra prochainement.

Il est diplômé de l’Académie des arts vocaux de Philadelphie, où il a notamment joué dans les rôles suivants : Lindoro dans L’italienne à Alger, Ferrando dans Così fan tutte, Tamino dans Die Zauberflöte, Don Ottavio dans Don Giovanni et Rinuccio dans Gianni Schicchi. Alasdair Kent a remporté les premiers prix du Prix Bel Canto de la Joan Sutherland et de la Richard Bonynge Foundation, le concours vocal international de la Fondation Gerda Lissner, le concours vocal national de la Loren L. Zachary Society, le concours vocal international de Mildred Miller, le concours vocal de Violetta DuPont et le premier prix et le prix du public du concours Giargiari Bel Canto de l'Académie des arts vocaux.

© Photo de droite : John Matthew Myers

Les solistes : Pierre-Antoine Chaumien

Les solistes : Pierre-Antoine Chaumien

Après l'obtention de son Master de violoncelle au CNSM de Lyon et de son diplôme de soliste à l’académie de Bâle, Pierre-Antoine Chaumien débute le chant aux cotés de la soprano Eva Kraznai-Combos à Bâle. De retour en France, il entre au CNSM de Lyon dans la Classe de Francoise Pollet, où il obtient son Master.

Cette saison et la saison prochaine : Giuseppe et doublure répétitions d'Alfredo (La Traviata) au Théâtre des Champs- Elysées, Der Graff (Die Tote Stadt) à l'Opéra de Limoges, le notaire (La Périchole), rôle-titre dans Le Messie du peuple chauve (création de Eric Breton) à l'Opéra Grand Avignon, Basilio (Les Noces de Figaro – version jeune public) au Théâtre des Champs-Elysées et à l'Opéra de Rouen et Lord Cecil (Roberto Devereux) au Théâtre des Champs-Elysées.

En concert cette saison aussi, il sera ténor solo dans La Saint Nicolas de B. Britten au Festival de L’Abbaye de Sylavnes ainsi que dans la Messa di Gloria de Rossini avec l'Orchestre de Pau Pays du Bearn (dir. Fayçal Karoui) et dans Les Vepres à la Vierge de Monteverdi avec l'ensemble La Tempête (dir. Simon-Pierre Bestion) au Festival de la Cote Saint André suivi d’un enregistrement CD. En 2017, Pierre-Antoine Chaumien est en tournée mondiale (France, Italie, Suisse, États-Unis) dans Les Sept péchés Capitaux de C. Monteverdi – Arnalta/ Incoronazione di Poppea, Orfeo, Lucano / Il Ritorno d'Ulisse avec l’ensemble Cappella Mediterranea (dir. Leonardo García Alarcón) et interprète Belmonte / L’enlèvement au Sérail à l’Opéra de Clermont-Ferrand.

Les solistes : Armelle Khourdoïan

Les solistes : Armelle Khourdoïan

Issue de l'Atelier Lyrique de l'Opéra de Paris, du CNSMDP et du CRR de Marseille, Armelle Khourdoïan chante

son premier rôle, l’Amour, à l’Opéra-Ballet de Saint-Pétersbourg dans Orphée de Gluck. En 2014, elle est Révélation Artiste Lyrique de l’Adami et enregistre le disque « Rameau chez Madame de Pompadour » avec l'ensemble Les Folies françoises.

Elle chante les rôles de Lucia, (The rape of Lucretia, Britten), Zerlina (Don Giovanni, Mozart), Despina (Cosi fan tutte, Mozart), Flaminia (Il mondo della luna, Haydn), Belinda (Dido and Aeneas, Purcell)...

En 2016, elle fait ses débuts à La Scala de Milan dans les rôles du Feu, de la Princesse et du Rossignol (L’Enfant et les Sortilèges, Ravel), et chante l'Amour et Clarine (Platée, Rameau) dans la célèbre production de Laurent Pelly et Marc Minkowski, à l'Opéra National de Paris.

La saison dernière, elle crée le rôle de Margot (Le mystère de l’écureuil bleu, M.O Dupin) au Théâtre Impérial de Compiègne, puis à l’Opéra Comique en 2018. Elle chante également les rôles de l’Amour (Pygmalion de Rameau/L’Amour et Psyché de Mondonville) à l’Opéra de Dijon sous la direction Emmanuelle Haïm.

La saison prochaine Armelle Khourdoïan reprendra les rôles de l’Amour (Pygmalion de Rameau/ L’Amour et Psyché de Mondonville) à l’Opéra de Lille, au Théâtre de Caen et au Théâtre du Luxembourg. Elle donnera également un récital, Salon Alma Mahler, à l’Amphithéâtre de la Philharmonie de Paris et sera la soprano solo dans la Messa di Gloria (Rossini) avec l'Orchestre de Pau Pays du Béarn (dir. Fayçal Karoui).

Le Choeur

Ensemble vocal composé de chanteurs amateurs, le Choeur de l'OPPB dirigé par Pascale Verdier parcourt un large éventail de musique polyphonique allant du répertoire baroque à la création contemporaine depuis sa création en 1979. Les 80 choristes qui constituent ce groupe vocal ont suivi individuellement, ou au sein de formations plus restreintes, une formation vocale et musicale, pour la plupart au sein des classes de chœur du CRD Pau-Béarn-Pyrénées et depuis maintenant une quinzaine d'années grâce à l'action pédagogique menée par l'association Polymnie. Chaque saison, des master-classes dispensées par un quatuor d'artistes professionnel offre aux chanteurs une formation vocale individuelle ou, en petites formations (duo-trio-quatuors), lors de la session d'été « Autour d'une Œuvre ». Ils ont ainsi pu accroître sans cesse leurs connaissances, se mesurer à divers types de compositions et assurer des prestations toujours plus performantes aux côtés de l'Orchestre (OPPB) auquel ils sont rattachés. Depuis plus de 15 ans, l’ensemble s'est consacré essentiellement à la musique d’Oratorio, invité aux côtés de l'Orchestre de Pau-Pays de Béarn dirigé par Fayçal Karoui. Citons les Requiem de Mozart, Fauré, Brahms ou Verdi, mais aussi, les paroles du Christ de Th, Dubois et de J. Haydn, le Stabat Mater de F. Poulenc, La Messa di Gloria de G.Puccini, Carmina Burana de C.Orff ou Sphaera de G. Connesson. Des productions plus indépendantes de l'Orchestre, sous la direction de son chef de Choeur Pascale Verdier, viennent également enrichir le répertoire de l'ensemble (L'oratorion de Noël de J.S. Bach, Gloria et psaumes de J.Rutter, Requiem et motets de M.Duruflé, Noëls de Michel Legrand, Petite Messe Solennelle de G.Rossini…), mais aussi un répertoire de musique de chambre ou musiques A Capella que l'ensemble propose dans les hauts lieux de patrimoine du Béarn comme récemment à Taron, Arudy ou Sauveterre de Béarn et prochainement à Oloron et Nay. Rattaché aux actions de l'OPPB le Choeur, qui fête ses 40 ans en septembre prochain, enrichit l'action culturelle menée, dans la recherche d'une évolution et d'un travail professionnel toujours grandissant.