Séquence : regarder la mer avec l'exposition "Ici commence le chemin des montagnes # Paysages"

18 décembre 2020

Séquence : regarder la mer avec l'exposition "Ici commence le chemin des montagnes # Paysages"

Si le terme Paysages s'écrit au pluriel c'est qu'il évoque des regards, des œuvres d'époques, de statuts et de médium différents. Qu'ils soient peintres, artistes marcheurs, photographes, cartographes, géologues, la volonté est toujours la même : rencontrer le paysage et rendre l'émotion présente et palpable. Ainsi l'expérience/la contemplation/le foisonnement de la montagne ne peut être qu'enrichie par un environnement où l'eau sublime toutes les splendeurs qu'elle dévoile.

Nom
Séquence : regarder la mer avec l'exposition "Ici commence le chemin des montagnes #Paysages"

Adresse
Musée des Beaux-Arts de Pau, Rue Mathieu Lalanne, Pau, France

Téléphone
05 59 27 33 02

Tarifs
Entrée gratuite - port du masque obligatoire

Adresse email
musee.beauxarts@ville-pau.fr

Horaires
Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h. Fermeture le lundi. Suite aux annonces gouvernementales, le musée des Beaux-Arts de Pau est temporairement fermé au public.

Regarder la mer avec Paul-Armand Gette

Regarder la mer avec Paul-Armand Gette

Les " Quelques points zéro du cercle polaire au golfe de Gascogne " sont une séquence de six photographies – les deux premières prises en Suède, les deux suivantes dans le bois de Vincennes, les deux dernières sur la plage sud de Biarritz.

Dans chacun des paysages photographiés est placé un petit panneau portant la mention « 0 m. », instrument emprunté par Paul-Armand Gette aux botanistes et aux géologues, non par souci d’exhaustivité ou de positivisme, mais comme un moyen de brouiller la frontière, entre la science qui aurait l’apanage de l’objectivité, et l’art, communément rangé du côté du subjectif.

Droits réservés : Paul-Armand Gette (1927), " Quelques points zéro du cercle polaire au golfe de Gascogne (5 : “La mer”)", photographies, 1984 / Bordeaux, Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA

La plage sud de Biarritz est célèbre pour le surf ; elle devrait l'être aussi pour son affleurement de gypse triasique, une sorte d’accident, très limité en dimension (moins de 100 m de large) et très déformé par la tectonique pyrénéenne, mais que l'on peut observer dans de très bonnes conditions car il est régulièrement rafraîchi par les tempêtes et les grandes marées.

Paul-Armand Gette (1927), ”Quelques points zéro du cercle polaire au golfe de Gascogne” (4 : “L’accident triasique au sud de Biarritz”), photographies, 1984 / Bordeaux, Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA

Regarder la mer avec Albert Marquet

Regarder la mer avec Albert Marquet

Albert Marquet brosse ici une vue de la Rhune prise depuis Ciboure, avec une attention particulière à cette eau – ici celle de la baie de Socoa – qui est au centre de son art. « On ne saurait trop admirer l’extraordinaire pouvoir de simplification de Marquet dans ses ports marins ou fluviaux. Avec une sûreté incomparable, l’artiste sait réduire un paysage à ses éléments essentiels. » (“L’œuvre de Marquet”, François Daulte, Fondation de l’Hermitage, Lausanne, 1988)

Albert Marquet, " Barques à Ciboure ", 1927, huile sur toile

Regarder la mer avec Gustave Colin

Regarder la mer avec Gustave Colin

Élève de Corot dont il gardera une très forte influence, Gustave Colin participe au Salon des refusés en 1863 et, en 1874, et fait partie de la première exposition des peintres impressionnistes où il présente cinq toiles. Le musée de Pau conserve trois peintures faites à Pasajes/Pasaia, en Guipuzkoa, au pied du Jaizkibel, la montagne la plus occidentale des Pyrénées.

Gustave Colin, " Le chenal, à l’entrée du port de Pasajes ", Salon de 1868, huile sur toile

La cérémonie de l'aquarelle

La cérémonie de l'aquarelle

Sarkis, né en 1938, vit et travaille à Paris. Son œuvre se nourrit de références à l’histoire, la philosophie, les religions, les arts ou la géopolitique, et tente en permanence de bâtir un pont entre les œuvres du passé et le monde contemporain. Il revisite ici le Voyageur contemplant une mer de nuages, l’un des tableaux les plus fameux du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich.

Posés sur une table, un bol d’eau et un livre ouvert sur la reproduction de ce tableau. Une main plonge dans l’eau un pinceau imprégné d’aquarelle. En temps réel, les pigments se répandent et se dissolvent. Alors, pour un furtif instant, une troublante correspondance colorée avec l’image “modèle” semble s’établir.

Dans une économie de moyens et une simplicité dignes d’une cérémonie de thé japonaise, la quête d’idéal et de perfection contenus dans l’œuvre d’origine se trouve alors sublimée.

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