04 décembre 2019
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La forêt de Bastard, un espace de loisirs pour tous

Au nord de Pau, la forêt de Bastard constitue un des principaux réservoirs de biodiversité du territoire. D'une superficie de 300 hectares, c'est aussi un lieu propice à la pratique des sports de nature.

Nom
Forêt de Bastard

Adresse
Office National des Forêts, Chemin de la Forêt Bastard, Pau

Téléphone
05 59 27 39 09

Dans le cadre de son programme d'exploitation forestière, l'Office National des Forêts procède à compter du 3 décembre à la coupe d'arbres sur une parcelle de moins de 2ha pour un volume total de 500M3. La totalité de la parcelle sera replantée en chêne sessile en substitution du chêne pédonculé qui est plus consommateur en eau (adaptation aux changement climatique) . 

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La forêt de Bastard offre un réseau de sentiers totalisant 10 km pour la pratique de la marche, la course à pied, le VTT et des promenades équestres. Elle est notamment traversée par la Voie d’Arles, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, GR653. 

Un parcours d'interprétation de 7 stations vous permettra de découvrir la richesse patrimoniale du site.

La forêt de Bastard, classée Espace Naturel Sensible du Département

Jusqu'en 2006, la circulation automobile et la forte fréquentation de la forêt de Bastard fragilisaient cette dernière. A cette date, le classement de la forêt en «Espace Naturel Sensible du Département» et la mise en place d'un partenariat technique et financier fructueux entre la Ville de Pau, l'Agglomération, le Conseil Général et l'Office National des Forêts, ont marqué le point de départ d'une démarche volontariste pour sa gestion .

Depuis, la mise en oeuvre des mesures programmées dans le cadre d'un plan de gestion élaboré pour 5 ans a permis de rendre au bois sa quiétude, à la fois pour la faune et la flore remarquable qu'il abrite mais également pour ses usagers. Le Conservatoire des espaces naturels d'Aquitaine et la Ligue de Protection des Oiseaux sont notamment associés à sa gestion.

Plusieurs actions de protection ont été depuis mises en place :

  • la fermeture du site aux véhicules motorisés;
  • la réalisation d'inventaires scientifiques a permis de confirmer l'intérêt écologique de cette forêt. Elle constitue à la fois un habitat pour de nombreuses espèces protégées au niveau européen mais constitue également un rôle fondamental dans la gestion de l'eau. La forêt de Bastard constitue en effet la plus grosse zone humide de notre territoire;
  • la mise en place du débardage par cheval pour l'exploitation des bois;
  • la création de mares en 2009 qui sont déjà colonisées par de nombreuses espèces nouvelles, notamment des amphibiens et des odonates;
  • la réalisation d'un sentier d'interprétation.

En 2011, l'évaluation du premier plan de gestion a permis de reconduire le programme pour une période de 10 ans. Dans un contexte où le rythme de l'urbanisation ne ralentit pas, de nouveaux enjeux se dessinent. Parmi eux, le désenclavement de la forêt est une priorité.

Longtemps, les terres du Pont-long offraient en effet ses pâturages de joncs, de thuyas et de bruyères à des générations de bergers ossalois en transhumance d’hiver avec leurs troupeaux. Au milieu du 20ème siècle, la mécanisation agricole, les drainages et l’apport d’amendements ont permis progressivement la mise en culture de ces landes infertiles pour laisser place au maïs.

Aujourd'hui, les terres du Pont-Long, pourtant reconnues pour leur forte valeur agronomique, s'urbanisent. Entre champs et bitume, et dans une logique de maintenir une trame verte et bleue, l'enjeu est ainsi de désenclaver la forêt par la préservation et la restauration des cours d'eau et des boisements en amont et en aval de la forêt.

Une étude des dynamiques de populations de Chauve-souris par suivi télémétrique a notamment permis d'identifier les zones de nourriture et de gîte hors forêt de Bastard et préciser les corridors écologiques, haies, forêts de bords de cours d'eau, à préserver et restaurer. Afin de restaurer des liens entre la forêt et un bois riverain, la plantation d'une première haie a été possible grâce à un partenariat avec l'agriculteur voisin. Des premiers jalons pour des actions à renforcer.

Une mare, habitat riche en biodiversité