22 mars 2021

Pau sur le podium des centres-villes dynamiques

Selon une étude réalisée par Villes de France, l'association d’élus qui rassemble les villes de 10 000 à 100 000 habitants et leurs agglomérations et Mytraffic, le leader européen de l'analyse du flux piéton, la Ville de Pau est en 3e position des villes moyennes qui ont le mieux résisté à la crise sanitaire du Covid-19 depuis mars 2020 derrière Villefranche-sur-Saône et Chambéry.

Ce palmarès s'appuie sur le logiciel de Mytraffic utilisant des données de géolocalisation des applications mobiles, récoltées par les applications lorsque l'utilisateur a donné son accord. Mytraffic a comptabilisé les passages dans plus de 180 zones de centres-villes de villes moyennes en France métropolitaine entre mars 2020 et janvier 2021. Ce palmarès n'inclut pas les villes d'Île-de-France, les villes présentant une continuité urbaine avec des métropoles et les villes touristiques.

La Ville de Pau avec ses 76 275 habitants compte ainsi 1,82 million de passages mensuels moyens en centre-ville depuis mars 2020 et la ville a préservé 81% de son flux de fréquentation dans le centre-ville par rapport à la période pré-Covid. Cet indice de résistance a été calculé en comparant la fréquentation moyenne depuis le 16 mars 2020, par rapport à celle qui prévalait avant la crise (moyenne du 1er janvier au 15 mars 2020).

Pau 1ère sur les 5 villes de Nouvelle-Aquitaine classées. Outre Pau, on retrouve dans ce classement des 30 centres villes les plus dynamiques : 14e Agen avec 1,32 million de passages mensuels moyens, 23e Niort 1,16 million, 27e Mont-de-Marsan 1,11 million, 29e Brive 1,09 million.

Après un déclin souvent dû à l’ extension en périphérie des zones commerciales, zones pavillonnaires et zones d’activité, les villes les plus fréquentées ont su inverser le mouvement en opérant le triple choix de :

  • lutter contre la vacance des logements en centre-ville pour préserver une densité d’habitation
  • y maintenir ou ouvrir des services et équipements publics
  • équilibrer leur politique commerciale en limitant voire interdisant des installations commerciales en périphérie et/ou en attirant des commerces « locomotives » en centres-villes.

Les villes les plus dynamiques sont celles qui facilitent à la fois l’accès et le stationnement en voiture tout en développant des zones piétonnes ou des « zones 20 km/h » avec des mobilités mixtes (piétons, vélos, voitures à vitesse limitée). Partout, les espaces publics ont gagné de la place avec un élargissement des trottoirs, l’extension des terrasses ou la création de voies vélos, une tendance qui s’est accélérée depuis le déconfinement du printemps 2020.

Les villes les plus fréquentées ont fait le choix structurel de procéder à des investissements pour réhabiliter voire acquérir des sites remarquables, qui constituent un avantage comparatif des centres-villes vis à vis de la périphérie. Ils en retirent trois effets positifs :

  • un accroissement du flux touristique
  • un embellissement de l’espace
  • un effet d’entraînement pour le quartier.

Les villes les plus dynamiques ont également en commun d’avoir lancé ou relancé des événements ou festivals mettant en avant les spécificités de leur culture et patrimoine vivant.

La quasi-totalité des villes du top 30 ont nommé un « manager de centre-ville » et affecté des ressources humaines dédiées au coeur de ville. Il en résulte une nouvelle forme d’organisation plus transversale et plus collaborative entre les différents services. La quasi-intégralité des villes du top-30 sont accompagnées par le programme national « Action Coeur de Ville » porté par l’Agence Nationale pour la Cohésion des Territoires.

Les villes du top-30 se caractérisent aussi par le dynamisme des acteurs de centre-ville, au premier chef les associations de commerçants, attestées par des indicateurs comme le taux d’adhésion et la fréquence des animations organisées. Un dialogue étroit entre les acteurs privés et les responsables publics est un facteur clé de succès.

81%

Les villes moyenne ont maintenu en moyenne à 76% leur taux fréquentation durant la crise contre 65% aux métropoles. A Pau, ce chiffre monte à 81% !