19 mars 2021

Construction, à Lons, de la seconde chaufferie à bois

Une chaufferie en activité sur le campus universitaire, une seconde en construction à Lons : le réseau de chaleur urbain de Pau devient une réalité.

Sous terre, en mars 2021,16 km de tuyaux sont déjà posés depuis le début du chantier du Réseau de chaleur urbain de l’Agglomération paloise. En surface, la centrale biomasse située à Lons, dont les travaux ont démarré en mars 2021, constituera d’ici 11 mois l’une des trois parties immergées fournissant la chaleur avec l’incinérateur de Lescar et la chaufferie du campus.

L’équipement lonsois aura la particularité de fonctionner avec deux chaufferies bois et de contribuer à 25 % du mix énergétique. Une solution non seulement écologique mais aussi locale et pourvoyeuses d’emplois puisque les plaquettes bois seront issues de forêts durablement gérées dans un rayon de 100km.

4.500 tonnes annuelles seront ainsi utilisées, produites par quatre entreprises spécialisées de la Région, employant au total près de 50 personnes. Elles garantissent le respect des règles de sylviculture et d’exploitation durable au travers d’une chaîne de contrôle certifiée PEFC, Programme de reconnaissance des certifications forestières.

La centrale biomasse de Lons sera mise en service au printemps 2022. La chaleur issue de l’incinérateur de Lescar commencera à alimenter le réseau dès l’automne 2021.

En attendant la mise en production des sources de chaleur de Lescar et de Lons, les 10 premiers sites du campus sont désormais alimentés en eau chaude. D’ici la fin de l’année, une soixantaine d’autres sites les rejoindront avec la montée en puissance des raccordements.

Mise en service en 2022. La centrale biomasse de Lons sera mise en service au printemps 2022. Elle est située à quelques pas de l’incinérateur de Lescar, qui commencera à alimenter le réseau dès l’automne 2021.

Les chiffres de ce nouveau modèle énergétique

Avec le futur Réseau de chaleur urbain, un nouveau modèle énergétique est proposé aux habitants et aux professionnels de l’agglomération Pau Béarn Pyrénées à partir de fin 2021, à côté des fournisseurs d’électricité et de gaz. 

75% : le pourcentage des énergies renouvelables utilisées par ce réseau vertueux. Il améliorera le mix énergétique du territoire avec une nouvelle énergie durable valorisée, tout en luttant contre la précarité énergétique et en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. Grâce à ce taux d'énergies renouvelables locales, le réseau de chaleur permettra d’économiser annuellement 24 000 tonnes de CO2, soit l’équivalent de 9 000 voitures par rapport à la situation actuelle en énergie fossile, soit 520 000 tonnes sur les 26 ans de la Délégation de Service Public.

50% du mix énergétique : la première source d'énergie renouvelable sera issue du traitement des déchets ménagers de l'usine d'incinération de Lescar, pour 50 % du mix énergétique.

  • 25 % seront issus de la centrale biomasse construite à Lons. Les besoins en bois-énergie ont été estimés à 14 500 tonnes par an. Le combustible sera composé de plaquettes forestières issues de forêts durablement gérées dans un rayon de 100 km autour de l’agglomération de Pau.
  • Les 25 % restants seront fournis par le gaz, dont la souplesse d'utilisation permet d'assurer l'appoint et le secours de tout le réseau sans rupture de service. 2 centrales sont prévues, pour un maximum de souplesse : une sur le site de l'UPPA, et une à Lons.

129 GWh annuels : pour les livrer, 44 km de réseau sont nécessaires.

58 M€ : le coût du Le projet hors taxes. Il bénéficie du soutien du Fonds Chaleur de l’ADEME, ainsi que de subventions régionales et européennes (FEDER).

Un « panda » pour contrôler les tranchées du Réseau de Chaleur Urbain