18 février 2020
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La lutte contre les chenilles processionnaires

Chaque année la Ville de Pau lutte contre les chenilles processionnaires en installant une centaine d'écopièges. Ces insectes présentent une menace pour le massif forestier et posent un problème de santé publique : leurs poils sont urticants et allergisants pour l'homme.

Comment fonctionne l'écopiège ?

Consommatrices d'aiguilles, les chenilles fondent leurs nids dans les pins et les cèdres. A la fin de l'hiver, elles quittent leurs cocons de soie et descendent le long du tronc pour retrouver la terre.

L'écopiège fonctionne comme un leurre et diffuse une phéromone semblable à celle produite par le papillon femelle pour attirer les mâles dans les pièges. Autour du tronc de l'arbre, la collerette de l'écopiège barre la route aux chenilles. Elles ne peuvent que descendre dans le sac de terreau en croyant s'enfouir dans la terre. Elles sont alors prisonnières. A noter que l'écopiège préserve la biodiversité car il n'utilise aucun produit chimique.

Les chenilles processionnaires doivent leur nom au fait de descendre le long du tronc en file indienne lorsqu'elles quittent leurs nids à la fin de l'hiver. Cette procession a pour objectif de retrouver la terre.

Une lutte en deux étapes

  • De mai à octobre : installation d'écopièges ;
  • D'octobre à décembre : les agents des espaces verts enlèvent directement les nids dans les arbres pour les détruire par incinération. Ils portent des protections intégrales pour éviter tout contact avec les poils très urticants des chenilles et utilisent des échenilloirs, qui sont des sécateurs à long manche.

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