17 juillet 2019
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Pau au coeur du contrat Territoire d'Industrie

L'Etat a validé le 15 juillet 2019 les 29 projets du dispositif Territoire d'Industrie. 150 millions d'euros d'investissements dans les trois ans sont prévus sur Lacq-Pau-Tarbes, territoire à forte valeur industrielle et économique.

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Le 15 juillet 2019 s'inscrit comme une date marquante dans les évolutions économiques fortes qui transforment une initiative portée conjointement par le Béarn et la Bigorre, donc Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, en un contrat validé par l'Etat.

L'histoire industrielle et économique développée sur Lacq, Pau et Tarbes est fondée sur l'activité des filières de référence, la présence d'entreprises leaders, un réseau de sous-traitants spécialisés, une main d'oeuvre qualifiée qui bénéficie d'un pôle de formation supérieure et de recherche reconnu à l'international.

29 premières actions sont retenues dès ce premier contrat, générant l'engagement de plus de 150 millions d'euros d'investissement dans les trois ans. Elles s'articulent autour de deux niveaux :

  • la macroéconomique dont les enjeux sont d'accroître l'activité du territoire, d'encourager l'innovation, de développer le tissu des PME-PMI, d'attirer, former et recruter les personnels.
  • le sectoriel qui permet de renforcer les filières clés que sont l'énergie et les géosciences, la chimie, l'aéronautique et l'agroalimentaire. L'enjeu touche à la promotion du développement de l'hydrogène, il doit permettre de résoudre le problème de traitement des déchets.

"Ce contrat, c'est un véritable événement", s'est félicité François Bayrou, Président du Pays de Béarn. Le Maire de Pau rappelait dans son propos introductif "les grandes aventures industrielles" vécues en Béarn et Bigorre : la découverte du gisement de Lacq, les premiers vols des frères Wright, le développement de Turboméca et Messier, devenus Safran, l'implantation d'Alstom. "'Autant de fleurons tournés vers l'avenir".

Un futur proche, mis en perspective sous l'aspect de la formation par Gérard Trémège, Président de la Communauté d'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées : "En travaillant ensemble, Béarnais et Bigourdans, nous proposons les formations nécessaires à la réindustrialisation de notre territoire."

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La particularité du Territoire d'Industrie Lacq-Pau-Tarbes est de regrouper les deux entités majeures que sont le Pays de Béarn et la Communauté d'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées. Soit près de 500 communes de dix intercommunalités réparties sur deux régions, Nouvelle Aquitaine et Occitanie. Mais également les deux Chambres de Commerce et d'Industrie et les deux Chambres de Métiers.

L'industrie sur le bassin de l'Adour : 2400 entreprises, 38000 salariés, soit 17% des emplois.

Huit signatures au bas du contrat

La solidité du contrat Territoire d'énergie repose sur l'accord passé par les huit partenaires signataires le 15 juillet 2019 :

  • François Bayrou, Président du Pays de Béarn
  • Gérard Trémège, Président de la Communauté d'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées
  • Alain Rousset, Président de la Région Nouvelle-Aquitaine
  • Jean-Louis Cazobon, Vice-Président de la Région Occitanie
  • Dominique Mockly, PDG de Terega, référent industriel pour le Pays de Béarn
  • Marc Mesplarau, UIMM Adour Pyrénées/Daher, référent industriel pour la Communauté d'agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées
  • Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances
  • Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales.

Verbatim des signataires

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François Bayrou : "La terre d'industrie dont nous avons hérité ensemble, Béarn et Bigorre, est une réalité qui explique notre mobilisation. Que l'Etat le reconnaisse et nous accompagne financièrement est une satisfaction. Nous allons créer les emplois de nos enfants. Ceux qui sont là, ceux qui viendront travailler ici."

Gérard Trémège : "Trois ans seront suffisants pour enclencher la dynamique des 29 actions retenues, mais trois ans seront insuffisants à les concrétiser. Une dynamique est en route, il faut la faire vivre."

Alain Rousset : "Ici est né l'usine du futur, basée sur la communauté humaine. C'est la première source de compétitivité pour continuer à rendre nos usines attractives."

Jean-Louis Cazobon : "Ce contrat va permettre de réorienter l'équilibre du territoire trop souvent attiré par les grandes métropoles régionales."

Agnes Pannier-Runacher : "Ce contrat, c'est la grande bataille de la reconquête industrielle : il irrigue le territoire, réindustrialise le pays, développe la politique économique, crée des emplois."

Jacqueline Gourault : "Ce contrat, c'est la reconnaissance que l'industrie existe et que l'avenir du pays passe par la production industrielle. Il associe deux territoires à la même vocation, deux lieux de vie aux préoccupations communes au-delà des structures administratives."