Un Data Center en construction à proximité du Centre Technique Municipal
La Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées et la Fibre Paloise s’associent pour construire ensemble à Pau, le premier Data Center de proximité public des Pyrénées-Atlantiques. Le chantier s'achèvera en octobre 2027.
Un outil clé d'aménagement numérique
Depuis plus de 20 ans, la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées innove et propose sa propre vision d’une politique numérique au service de tous, particuliers et entreprises.
Actuellement, la tête de réseau et une partie des données de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées sont situées au sein de l’Hôtel de France. Compte tenu de la vétusté de cet équipement, l’infrastructure nécessitait une évolution majeure avec la construction d’un data center. Cette construction s’inscrit dans la continuité de l’aménagement numérique du territoire et participe à la souveraineté de celui-ci.
Dès 2003, la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées crée Pau Broadband Country pour mettre en place l’accès au Très Haut Débit sur le territoire. La même année, la Société Paloise pour le Très Haut Débit (SPTHD) est créée pour porter l’un des premiers réseaux fibre optique d’Europe à destination des entreprises et des particuliers.
En 2018, la Fibre Paloise rend éligible la totalité des foyers et des entreprises à la fibre optique des communes du cœur d’Agglomération soit plus de 100 000 prises.
Enfin, en 2026, nouveau jalon d’une politique d’aménagement numérique ambitieuse, la construction du data center est lancée.
Actuellement, une partie des données de la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées sont hébergées dans la salle informatique de l’Hôtel de France. Cette installation a été utile pendant de nombreuses années, mais elle atteint aujourd’hui ses limites techniques : capacité d’hébergement limitée (14 baies contre une capacité évolutive pouvant aller jusqu’à 44 dans le nouveau data center), niveau de résilience plus faible, vétusté des équipements et nuisances sonores. Cette situation nécessitait une évolution structurelle majeure.
Héberger les données sensibles
Héberger les données sensibles
Concrètement, le Data Center de proximité permettra d’héberger des données et applications qui ne peuvent pas dépendre uniquement d’infrastructures éloignées : données administratives, sauvegardes, outils de supervision, services numériques des collectivités, applications métiers, dispositifs de vidéoprotection ou encore plateformes liées aux réseaux multi-services et à l’IoT.
Le Data Center de proximité de Pau constituera un maillon essentiel de l’aménagement numérique du territoire palois. Il offrira des services d’hébergement de données aux administrations ainsi qu’à tous les partenaires locaux de l’économie et du numérique.
Cette solution traduit une volonté d’optimiser la sécurité des données, stockées et contrôlées localement et d’assurer leur souveraineté, en apportant une réponse concrète aux attentes du territoire et de ses projets publics comme privés.
La collectivité en retirera un bénéfice direct et à terme, se doter d’une telle infrastructure lui permettant de préparer les nouveaux usages numériques.
Un Data Center à haut niveau de performance
Un Data Center à haut niveau de performance
Le Data Center de proximité constitue un maillon essentiel de l’aménagement numérique du territoire palois. Il offrira des services d’hébergement de données aux administrations ainsi qu’à tous les partenaires locaux de l’économie et du numérique. Physiquement proche de ses clients, engagés dans la sécurité et la souveraineté de leurs données, le data center de proximité est une réponse aux attentes et aux projets des territoires qu’ils soient publics ou privés.
Sur une parcelle de 1485m², le Data Center de proximité palois sera composé de trois zones : le bâtiment principal de 450m², une zone de voir pour les réseaux divers et une zone technique extérieure.
La livraison de l’infrastructure est prévue en octobre 2027.
Une infrastructure numérique responsable
Pour limiter au maximum l’énergie consommée par les fonctions non informatiques, notamment le refroidissement, tout en garantissant la disponibilité des équipements, la performance énergétique du data center sera optimisée :
- Un PUE inférieur à 1,4 : le PUE, ou Power Usage Effectiveness, mesure le rapport entre l’énergie totale consommée par le data center et l’énergie réellement utilisée par les équipements informatiques. Plus il est proche de 1, plus l’infrastructure est efficace. Pour 120 kW d’environnement informatique, le futur data center consommera au maximum 168 kW, contre 300 kW pour l’ancienne infrastructure affichant un PUE de 2,5.
- Des onduleurs à haut rendement : les onduleurs jouent un rôle clé. Ils protègent les serveurs des microcoupures et variations électriques, tout en assurant la continuité avant la prise de relais des dispositifs de secours. Leur performance sera comprise entre 95 % et 99 %, ce qui signifie qu’une part très limitée de l’énergie est perdue lors de la conversion et de la sécurisation électrique.
- Système de free cooling : utiliser l’air extérieur pour refroidir plus sobrement : le free cooling intégré exploite la température extérieure lorsque les conditions le permettent. Plutôt que de solliciter en permanence les compresseurs frigorifiques, l’installation utilise l’air extérieur frais pour réduire la charge de refroidissement. Résultat : les compresseurs fonctionnent moins, les consommations électriques diminuent et l’empreinte énergétique annuelle du site est réduite.
- Des fluides frigorigènes à GWP réduit : le GWP, ou potentiel de réchauffement global, mesure l’impact climatique d’un gaz par rapport au CO2. Choisir un fluide à GWP réduit permet de limiter l’impact environnemental potentiel du système de refroidissement. Les groupes froids utiliseront le fluide R454B, dont le GWP (pour Global Warming Potential - Potentiel de Réchauffement Global) est de 466, soit 78 % de moins que le R410A traditionnel, dont le GWP atteint 2 088.
- Un confinement d’air chaud pour éviter les pertes d’énergie : dans une salle IT, les serveurs aspirent de l’air froid et rejettent de l’air chaud. Le confinement d’air chaud consiste à séparer strictement ces deux flux : l’air froid est distribué à l’avant des serveurs autour de 24 °C, tandis que l’air chaud, repris autour de 36 °C, est capté dans un plénum et renvoyé vers les climatiseurs. En évitant le mélange chaud/froid, le système stabilise la température, améliore le rendement des unités de refroidissement et réduit les besoins énergétiques globaux.
- Une consommation en eau limitée : La consommation annuelle en eau sera limitée à environ 3 m³ par an, soit un niveau très faible au regard de la consommation annuelle moyenne d’un foyer français, estimée à 120 m³. Le système fonctionne en circuit fermé, avec un renouvellement ponctuel du volume d’eau technique.
Plusieurs objectifs
- Souveraineté : l’hébergement et le traitement des données localement renforce la souveraineté numérique en permettant le contrôle sur la localisation, l’accès, la sécurité et la gouvernance des données.
- Sécurité : sécurité des données qui sera assurée en conformité avec les exigences de l’ANSSI (Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information), sécurité physique (vidéoprotection, contrôle d’accès) et sécurité environnementale (détection et extinction incendie) ;
- Résilience : un fonctionnement 24h/24 et 365j/an avec une conformité au Tier 3 et une redondance des installations pour plus de fiabilité ;
- Performance énergétique : le data center aura un PUE (indice d’efficacité énergétique) inférieur à 1,4, des systèmes de refroidissement avancés et des onduleurs haute performance ;
- Attractivité : une anticipation des besoins, une puissance électrique sur-mesure pour chaque administration ou partenaire hébergé, une connectivité sécurisée et une souveraineté des données.
Un projet local tourné vers l'avenir
Planning de réalisation du projet
- Mars 2026 : installation du chantier
- Avril 2026 : réalisation des fondations
- Juin 2026 : pose des prémurs
- Juillet 2026 : clos et couvert
- Octobre 2026 : corps d'état secondaire
- Décembre 2026 : installation du réseau électrique
- Mars 2027 : installation des groupes froids
- Avril 2027 : installation de la sureté et de la Gestion Centralisée du Bâtiment
- Juin 2027 : installation du réseau de détection et d'extinction incendie
- Juillet 2027 : installation des baies IT
- Septembre 2027 : essais et mise en service
- Octobre 2027 : réception du data center
Le coût de la construction de cette infrastructure nécessaire à la Communauté d’Agglomération Pau Béarn Pyrénées s’élève à 3 millions d’euros. L’exploitation et la commercialisation de l’infrastructure ont été confiées au groupe Axione jusqu’en 2033. Axione a créé la société La Fibre Paloise qui exploite et commercialise le réseau public numérique au travers de près de 200 opérateurs de service dédiés au Grand Public et aux Professionnels. Aujourd’hui près de 65 000 foyers et des centaines d’entreprises bénéficient d’un abonnement fibre optique très haut débit grâce au réseau public numérique.
Elle s’engage depuis plus de 20 ans auprès des entreprises et des collectivités pour rendre le numérique accessible à tous, tout en plaçant la responsabilité sociétale et environnementale au cœur de ses actions.
Axione développe des services innovants pour les collectivités et les entreprises, tels que les Réseaux Multi-Services, l’IoT, la vidéoprotection, la couverture indoor, la 5G ou encore l’exploitation des réseaux pour répondre aux besoins croissants du numérique. Son ambition est d’être un acteur à impact sur chaque territoire.
Des acteurs locaux
De nombreuses entreprises locales se sont mobilisées pour mener ce projet à bien. Ont notamment répondu présents à l’appel de la Fibre Paloise pour la construction de ce datacenter de proximité, sous la supervision des Grands Projets chez Axione :
MAS BTP : gros œuvre et second œuvre
Eiffage Energie Systèmes : courant fort
MCI : chauffage, ventilation, climatisation
DEF : détection et extinction incendie
Axione : vidéoprotection